Les activités de la Phase II du projet « coordination intersectorielle pour l’emploi : cible travail décent » ont été officiellement lancées, dans la matinée du vendredi 16 décembre 2016, à Ouagadougou. Cette cérémonie de lancement a connu la participation de responsables syndicaux du Burkina, des représentants du Centre international de solidarité ouvrière (CISO) et des représentants de la marche mondiale des femmes.

Vue des participants à la cérémonie de lancement du projet
Vue des participants à la cérémonie de lancement du projet

Le secteur de l’économie informelle est devenu un sujet grandissant de préoccupation. Femmes, jeunes, personnes vivantes avec un handicap, tous évoluent en majorité dans le secteur informel. Dans les pays en voie de développement, à l’image du Burkina, le secteur informel est celui qui occupe la majorité des travailleurs. Il focalise un enjeu socio-économique majeur en particulier pour les pays en développement où l’économie informelle concerne la majorité des travailleurs. Mais, fort est de constater que ce secteur est encore à la traine dans nos Etats. Toutefois, l’on constate que ce secteur occupe progressivement une place d’intérêt dans différents agendas nationaux, régionaux ou internationaux. Néanmoins, les politiques doivent être dégagées et accrues pour un développement harmonieux du secteur. Engagement fortement dans la construction de programmes syndicaux avec le Burkina, le Centre international de solidarité ouvrière (CISO) a fait de l’économie informelle son cheval de bataille. Ledit Centre a fait le choix de développer des politiques de solidarité syndicale internationale et de coopération au développement, en s’appuyant sur des partenaires syndicaux et associatifs reconnus, légitimes et organisés. Après une 1re phase du programme d’appui au secteur de l’économie informelle jugée satisfaisante, le CISO et les acteurs bénéficiaires tels que des syndicats, la marche mondiale des femmes ont lancé la 2e phase du projet dénommé : « coordination intersectorielle pour l’emploi : cible travail décent », le vendredi 16 décembre 2016. Pour Amélie Nguyen, coordinatrice du CISO, c’est avec plaisir que ce projet a été lancé.

Amélie Nguyen, coordinatrice du CISO
Amélie Nguyen, coordinatrice du CISO

A l’en croire, ce projet vise ultimement « l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs et travailleuses de l’économie informelle, en renforçant leurs capacités et en leur permettant de faire valoir leurs revendications au sein des institutions syndicales et auprès du gouvernement burkinabè ». « La lutte pour le travail décent, la justice sociale, la dignité des travailleurs nous est commune », a-t-elle martelé. Selon Pascal Kéré, coordonnateur technique national du projet, la 1re phase du projet a permis d’organiser un groupe cible et de commencer la mise en œuvre d’un programme de formation spécifique. Faut-il le signaler, ledit projet est axé sur des formations, qui concernent principalement les droits humains, l’amélioration de la qualité du travail, la santé et la sécurité pour les travailleurs, et bien d’autres.

Par ailleurs, Amélie Nguyen a révélé qu’un nouveau pôle dudit projet sera établi à Bobo-Dioulasso de telle sorte que les populations cibles de cette localité puissent profiter des bénéfices du projet. Pour les bénéficiaires, cette 2e phase est la bienvenue. Pour El Hadj Inoussa Nana, président du mois des centrales syndicales « ce projet est un soutien considérable pour le syndicalisme burkinabè qui est engagé à mieux structurer et à valoriser l’impact de l’économie informelle dans le renforcement, mais aussi pour la construction du développement national et le combat contre la pauvreté, notamment en faveur des femmes ». C’est par une signature de convention que les différents acteurs ont matérialisé leur collaboration.

Les acteurs procédant à l’échange de la convention
Les acteurs procédant à l’échange de la convention

Par Awa Ouédraogo

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