CAN-2017 : le Ghana et l’Égypte, deux poids lourds du continent, entament la compétition

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C’est au tour du groupe D de se lancer dans la CAN-2017, mardi, avec le grand retour de l’Égypte, nation la plus titrée de l’histoire de la compétition mais absente lors des trois dernières éditions, et le Ghana, finaliste en 2015.

Ghana-Ouganda et Mali-Égypte : voilà les deux matches du jour. À tort ou à raison, la poule D qui se joue à Port-Gentil – la capitale pétrolière du Gabon – passe pour la moins relevée de la CAN-2017. Elle compte pourtant deux puissances historiques du foot africain : le Ghana et l’Égypte.

Les « Black Stars », puissance établie du foot africain

Le Ghana reste sur une finale perdue à l’issue d’une séance de tirs au but épique contre la Côte d’Ivoire en 2015 (0-0, 9-8 aux t.a.b). Au total, les Ghanéens ont remporté quatre CAN en 1963, 1965, 1978 et 1982. Lors des cinq dernières éditions, ils étaient présents dans le dernier carré de la compétition.

Cinquante-quatrième au classement Fifa, les Ghanéens ont un peu perdu de leur superbe ces derniers mois. Mais personne n’a oublié un fameux quart de finale perdu aux tirs au but contre l’Uruguay, lors du mondial en Afrique du Sud en 2010.

Avec Asamoah Gyan et la fratrie Ayew, les Black Stars restent une valeur sûre de la CAN. Cette année, ils démarrent en affrontant l’Ouganda, de retour dans la compétition après 39 ans d’absence. Et leur dernier match dans une CAN, en 1978, était une finale, perdue… contre le Ghana.

Le retour des Pharaons

Autre entrée en lice, celle des Pharaons, qui ont remporté sept Coupes d’Afrique des nations, un record, dont trois d’affilée en 2006, 2008 et 2010.

Déjà présent lors de ces trois campagnes victorieuses, le gardien Essam El-Hadary, vétéran de 44 ans, deviendra mardi, s’il est aligné face au Mali, le joueur le plus âgé à disputer une phase finale de CAN. Le portier aux cheveux gominés a un CV à faire frémir les derniers géants du continent comme Samuel Eto’o (deux CAN), ou Yaya Touré (un CAN), déjà à la retraite internationale, à respectivement 35 et 33 ans.

« Momifié » lors des trois dernières éditions (l’Égypte ne s’était pas qualifiée), le capitaine des Pharaons est enfin de retour sur la scène continentale avec un seul objectif : permettre à l’Égypte, nation africaine la plus titrée de l’Histoire, de décrocher une 8e étoile, sept ans après son dernier sacre. Ils auront face à eux le Mali, une équipe qui « est en train de se restructurer » et « manque de maturité », de l’avis même de son sélectionneur, le Français Alain Giresse.

Source AFP

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