FESPACO 2017 « BIBATA OU LA CITE DE LA PASSION» de Mamadou Maboudou Gnanou en compétition officielle : série télévisuelle

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Dans quelques jours le clap de lancement de la 25ème édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou(FESPACO) 2017 aura lieu le 25 février 2017 à 16 heures au stade Municipal Dr Issoufou Joseph Conombo de Ouagadougou sous le thème « Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel ». BIBATA ou LA CITE DE LA PASSION de Mamadou Maboudou Gnanou du Burkina Faso est l’un des films en compétition officielle : Série télévisuelle.
Mamadou Naboudou Gnanou cinéaste Burkinabé
Mamadou Naboudou Gnanou cinéaste Burkinabé

Pour en savoir davantage sur ce film, votre journal Faso Amazone.net l’a rencontré le 17 février 2017 à Ouagadougou.

  • Svp présentez- vous à nos chères lectrices et lecteurs
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Mamadou Naboudou Gnanou en plein tournage (T shirt noir) de son film BIBATA OU LA CITE DE LA PASSION

Bien merci de me donner la parole, moi c’est Mamadou Maboudou GNANOU. Je suis producteur réalisateur.  Je fais des films, du genre documentaire, fiction et des séries. Le siège est à l’Immeuble Photos Luxes 2éme étage à Ouagadougou.

  • Depuis quand êtes-vous dans le métier de cinéma ?

Ben très difficile à vous situer dans ce sens car je n’ai rien su faire dans ma vie en dehors du cinéma.

  • Quels sont les films réalisés depuis lors ?

Bon, je vais essayer de m’en souvenir. Vous avez quand on est sur un projet, à peine qu’on réussit à la réaliser aussitôt on pense un autre. Donc, je dirai que ma première production était une série de magazine télévisuelle intitulée « Art d’Afrique » qui traite de mode, le théâtre, la danse et le cinéma. C’est une série qui j’ai pu réaliser en allant de pays en pays grâce un partenaire avec Canal France International. Ensuite, je me suis essayé à ma première fiction qui s’intitule «  Ouaga Battle » une fiction de 90 mn qui raconte l’histoire des jeunes amoureux du mouvement hip hop. Entre temps, je suis reparti sur la réalisation d’un documentaire 60 mn sur la société des masques de Boni, qui s’intitule «  Les Masques de Boni ». Suivit en 2012  de ma deuxième fiction dont le titre est : « Entre le Cœur et la Raison ». Comme son titre l’indique, c’est une histoire d’amour qui se passe entre un étudiant et une fille issue d’une famille aisée. Ensuite, j’ai cherché à découvrir le monde de l’exploitation minière, d’où j’ai fait successivement deux documents de 52 minutes, qui s’intitule « Exploitation Minière au Burkina Faso Etat des Lieux et Perspectives ». Par la suite, j’ai encore fait une fiction qui s’intitule «  Sentiment en Otage » qui traite de l’inceste au sein d’une famille et qui va jouer l’avenir sentimental sur cet enfant issue de l’inceste. C’est après ça que j’ai entrepris de réaliser la série qui s’intitule « BIBATA ». Il faut aussi que je travaille sur documentaire sur l’initiation du peuple bobofing depuis 2012 et qui est en phase de montage. 

  • A présent votre film BIBATA de quoi est –il question ? Que peut-on en retenir ?

Pour la petite histoire ; BIBA est une jeune fille pleine de vie et de beaux rêves. Mais la pauvreté de ses parents finisse par constituer un frein à toutes ces belles choses dont elle rêvait. Déscolarisée, elle est contrainte à une union contre son gré au vieux Ladji, dont la femme entretient une amitié avec sa mère Zalissa. Cette union suppose alors qu’elle doit renoncer à son amoureux Ismaël ; ce qui semble dure pour elle car elle porte déjà la grossesse de ce dernier qui malgré sa jeunesse n’a pour ambition que de se faire entretenir par ses conquêtes.

La série traite de plusieurs situations dans la société, la fuite de responsabilité des parents, l’infidélité, le manque de passion dans tous ceux qu’on fait et surtout le manque d’amour au sein des couples.

  • Pourquoi avoir choisi le nom BIBATA ?

BIBATA ? apparemment est la comédienne principale, mais qui est-elle au juste ? quelle est sa nationalité à l’Etat civil ? son âge, sa profession ?  Situation matrimoniale, etc.  Décrivez nous là un peu.

J’ai choisi ce nom parce que ce c’est ce qui m’inspirait pendant l’écriture. Autrement comme le pense pas mal de gens, je n’ai pas eu une aventure avec une Bibata qui m’a autant marqué. Ce qu’il faut aussi retenir, c’est qu’à la sortie du film, la série aura un sous-titre qui est « LA CITE DE PASSION». Effectivement Bibata est la comédienne principale du film. Au fil de l’histoire, il se révèle qu’elle disparaît à un moment dans quelque épisode pour réapparaître plus tard. D’où la nécessité pour nous  d’ajouter le sous-titre.

Bibata est une belle femme de teint noir, est Burkinabé et à l’état civil se nomme Guiré Alizeta. Elle a environ 22ans. Elle est comédienne de profession.

  • Où le film a t- il été tourné ?

Le film a été tourné à Ouagadougou, mais il aura une suite probable dans un pays voisin.

  • Quels sont les acteurs et actrices principaux ?  leur nationalité et leur rôle ?

Les acteurs principaux du film sont tous Burkinabé.

Nous avons entre autres :

DAKISSAGA ALASSANE qui incarne le rôle de Georges et qui fait office d’un homme réaliste dans le film.

GUEBRE Zami ROGER joue le rôle d’un ancien opérateur économique qui tente de joindre les deux bouts.

Traore Ibrahim incarne le rôle de LADJI, un grand opérateur dans la série.

Ouédraogo Alima dit Sofia incarne le personnage de Jalilah. Elle est l’épouse de l’adji dans le film.

Compaoré fatimata  incarne le rôle de Lisa l’épouse de Georges dans la série.

Ouédraogo AROW est un jeune étudiant, beau gosse et prend le nom de Kevin dans la serié. Il fait aussi office de gigolo dans le film.

Yamèogo Aicha Ashley incarce Mariana dans la série. Elle est une jeune fille plein de talent et mabitieuse. A tel enseigne qu’elle arrive joindre les études et la musique dans la série.

Traoré Prisca qui interprète le rôle de Cynthia, est la petite amie de Kevin qui se fait trahir à chaque instant.

Bakyono Abel Isaac interprète le rôle de Ismaël,  il est l’ami intime de Kevin.

Zoungrana marie Delphine joue le rôle Zalissa dans la série. Elle est celle qui pousse sa fille Bibata dans les bras des hommes qui ont de l’argent.

  • Quel est votre mot de fin ?

Je vous remercie pour l’opportunité que vous me donnez de m’exprimer. Je profite de cette occasion pour dire merci à tous mes collaborateurs, acteurs et techniciens. Je vais aussi lancer un appel à toutes les institutions et ONG ainsi qu’à tous les sponsors qui souhaiteraient faire véhiculer un message, de nous approche pour le développement de la suite de l’histoire. Nous sommes ouverts à toute sorte de collaboration. Car c’est ensemble que nous allons réussir le projet.

Enfin je dirai merci de nouveau au journal en ligne FASO AMAZONE d’avoir pris son temps pour m’interviewer. Bon vent au journal!

Merci bien.

Karen Ouedraogo

1 COMMENTAIRE

  1. Super intéressant ce site d’information. Je le suis depuis Dakar. Bonne continuation.
    Je suggère une rubrique qui axée sur la médecine traditionnelle africaine face au fléaux des maladies émergentes.

    Y.S depuis DK Sénégal

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