L’organisation G.A.I.A Faso clôture sa formation aux femmes detenues de la M.A.C.O « Le plus difficile en prison c’est de ne pas pouvoir meubler son temps » D.G de la M.A.C.O, Ousseini Ouedraogo

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Le Lundi 22 mai au sein de la Maison d’arrêt  et de correction  de Ouagadougou ( M.A.C.O) a eu lieu la cérémonie de clôture des premiers ateliers de formation  de  L’association  groupement Alternatif d’initiatives artistique(G.A.I.A). Cette formation a été organisée dans le cadre du projet de réinsertion socio-professionnelle des femmes détenues de la  M.A.C.O . La dite cérémonie a vu la présence de Madame la présidente de l’association de G.A.I.A, du Directeur général de la M.A.C.O  ainsi que les  femmes détenues .
Les participants a cette cérémonie de clôture
Les participants a cette cérémonie de clôture

La GAIA a pour objectif d’améliorer les conditions de vie par éveil des consciences, la promotion et le développement de l’art thérapie au travers de différentes actions dans le domaine artistique, culturel, éducatif, thérapeutique et social. Il est important de souligner que cette association vise en particulier les personnes vulnérables et les individus en marge de la société : personnes handicapées, femmes, enfants en difficultés, personnes en milieu carcéral. L’association œuvre pour apporter sa compétence et ses modestes contributions à diverses institutions.

Les modules proposés à ces formations sont: art thérapie, pour l’aspect psychologique; développement personnel, par l’approche empowerment, accompagnement professionnel avec alphabétisation adapté au langage du travail, et suivi individualisé après la sortie de prison

Isabelle Bulczynski/ Dossa, présidente de l'association G.A.I.A,
Isabelle Bulczynski/ Dossa, présidente de l’association G.A.I.A,

La présidente de l’association G.A.I.A, Isabelle Bulczynski/ Dossa,  pour sa part « C’est une grande satisfaction de pouvoir organiser  une telle formation à l’endroit de ces femmes qui sont privées de leur liberté et qui parfois sont abandonnées par leurs familles ». Pour une première du genre, a-t-elle poursuivi « nous ne pouvons que nous réjouir de la volonté manifestée par ces femmes à vouloir apprendre.  Cela prouve qu’elles ont la capacité de se former et de se développer personnellement.

Le montant investi dans cette formation est  d’environ 1. 800 .000 F CFA , grâce à la contribution de l’Ambassade de  France,  de l’ONG Marie Stop International et de  quelques personnes de bonnes volontés. Nos remerciements à la marraine, l’Ambassade de France, le Clif ,les eaux mounia, Marie Stopes, la famille Niang, les anonymes, le lions club de Ouaga phenix » à t-elle laissé entendre.

M. Ousséini Ouédraogo, Directeur de la M.A.C.O
M. Ousséini Ouédraogo, Directeur de la M.A.C.O

 Le directeur de la MACO, M. Ousséini Ouédraogo quant à lui a souligné que sa direction accueille ce genre d’activité avec joie. « car elle permet  aux femmes détenues de s’occuper utilement et sainement en purgeant leur peine. .Pour lui « le plus difficile en prison c’est de ne pas pouvoir meubler son temps ».

Dans cette même lancée, le directeur a lancé un appel à tous les partenaires et bonnes volontés à continuer à soutenir la MACO  pour la gestion des personnes détenues,  pour que ces dernières  apprennent l’utile,  afin qu’à leur sortie de cette prison,  elles puissent contribuer au développement du Burkina Faso après leur libération.

Les femmes détenues à cérémonie de clôture des premiers ateliers de formation de L’association groupement Alternatif d’initiatives artistique(G.A.I.A)
Les femmes détenues à cérémonie de clôture des premiers ateliers de formation de L’association groupement Alternatif d’initiatives artistique(G.A.I.A)

La représentante des femmes détenues, a remercié  l’association G.A.I.A pour leur noble soutien  à leur endroit.  » cette formation nous a montré que nous ne sommes pas seules dans cette prison, car nous avons des bonnes volontés qui pensent à nous et cela  nous réconforte  » a-t-elle dit. A son avis, les cours de formation qu’elles ont reçu, leur permettront  de se cultiver, de devenir des femmes nouvelles et déterminées, afin de pouvoir entreprendre à leur sortie de prison.

Frédéric TIANHOUN

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