« Les embouteillages contribuent fortement aux émissions de gaz nocifs et jouent sur la santé de l’homme lors des arrêts prolongés » selon une étude.
L’embouteillage signifie un encombrement de la circulation généralement par les automobiles, et autres moyens roulants, réduisant fortement la vitesse de circulation des véhicules sur la voie.

Pour le moins que l’on puisse dire c’est que cette définition répond plus au contexte d’autres villes. Pour ce qui concerne la ville de Ouaga la circulation est un véritable imbroglio ou se confondent automobiles, cycles et cyclomoteurs. Ce n’est rien dire quand on parle d’une véritable anarchie dans la circulation à Ouaga.

Les embouteillage sur les principaux axes routiers de la ville de Ouagadougou
Les embouteillage sur les principaux axes routiers de la ville de Ouagadougou

Tout le monde a la priorité il suffit d’être presser. C’est  une raison valable pour circuler mal. Comme si cela n’était pas assez, on se retrouve en plus sur des voies emboucanées, étroites, en mauvais état, avec un incivisme sans précédent des usagers. Oui il est temps, il est temps d’en parler ! Les embouteillages puisse que c’est de cela qu’il s’agit,  sont très perceptibles sur des avenues connues comme celles de la Circulaire, de la route de Fada quartier Sig-Noghin et Nioko 1, de Bassawarga jouxtant le mur de l’aéroport de Ouagadougou, de Tampuy etc.

Pour ceux qui l’empruntent ils s’accordent en unanime. Un anonyme : « la voie connait un sérieux embouteillage,   surtout aux  heures de pointe, il faut pratiquement se lever très tôt pour ne pas être en retard au service ».Aussi les voies menant aux quartiers périphériques sont toutes  aussi embouteillées.  Ce n’est les habitants  de Bonheur ville en allant vers le rond-point de la transition qui diront le contraire, ou ceux de tampuy ou c’est la croix et la bannière pour rejoindre la ville et même pour regagner  leur domicile à la descente, et surtout aux heures de pointe.

Alors quelles sont les causes réelles des embouteillages dans notre ville ?

M. Kaboré Flavien, ingénieur spécialiste en génie civile.
M. Kaboré Flavien, ingénieur spécialiste en génie civile.

De l’avis de M Kaboré ingénieur spécialiste en génie civil, le problème se situerait a plusieurs niveaux « Il ya le fait que les voies sont petites et exiguës. Sur la circulaire par exemple qui part de l’échangeur de l’ouest en passant par le rond-point de la patte-d’oie jusqu’au SIAO on voit rarement d’embouteillage,  sauf vraiment au point d’arrêt prolongé de certains feux tricolores.

Cela s’explique par le fait que ces voies sont vraiment larges et conformes aux normes, il y a deux fois deux voies avec un terre-plein central. Donc ça facilite vraiment le flux et en plus il y a moins d’arrêts par conséquent il y a pratiquement pas de bouchons. Contrairement les autres voies sont vraiment exiguës. C’est le cas par exemple de  l’avenue Bassawarga avec une fois deux voies sans terre-plein centrale et une piste cyclable.

Les embouteillages prennent de l'ampleur à Ouagadougou
Les embouteillages prennent de l’ampleur à Ouagadougou

Ce qui crée avec les temps d’arrêts dû aux feux tricolores les embouteillages que nous constatons. Mais ce qui est pire et vraiment à déplorer c’est que les urbanistes dans l’aménagement ou les plans  d’études ferment les yeux sur certaines réalités. Il y a des voies au moins ou ils ont prévu des possibilités d’élargissement mais d’autres voies comme celle de  Naab Raga qui relie de l’intérieur le quartier Samandin au quartier Pagla-yiri par exemple elle est petite et on peut plus l’élargir sans empiéter sur les commerces et autres  propriétés privées, or pourtant c’est un axe très emprunté puisque reliant deux marchés ».

Guissou Habdramane riverain
Guissou Habdramane riverain

Pour M Guissou riverain, la thèse de l’augmentation de la population n’est pas à exclure.  Pour lui elle est belle et bien l’une des causes de ces nombreux embouteillages que nous constatons maintenant « Dans les années 1999-2000, je ne mettais pas 5 minutes pour traverser la voie actuellement je peux y mettre 10 à 15minutes souvent aux heures de pointe sans pouvoir traverser. C’est dire qu’il y a une augmentation considérable de la population et un flux considérable dans la circulation routière. Donc facilement à cette heure-là avec l’exiguïté de la voie si un feu tricolore fait 3 minutes sans passer au vert l’embouteillage se crée inéluctablement. Cela est a déploré,  mais le constat est clair,  les investissements ne vont pas à la même vitesse ou si vous voulez bien à la même grandeur que celui de l’augmentation de la population surtout dans le domaine des infrastructures ». Les avis sur les embouteillages sont très partagés. Chacun y va de son analyse.

Pour Aïssata Zongo habitante de tampuy et cadre dans une société de la place «  les embouteillages c’est un véritable calvaire et un véritable dilemme pour moi. je dois me lever à 4h du matin je fais rapidement le ménage je fais le petit déjeuner je m’apprête et je fais de telle sorte qu’à 6h ou avant je sois sur la route si non forcément je serai en retard. Ceux qui habitent Tampuy savent de quoi je parle. L’état de la route les détours dû  à la construction de l’échangeur créent  l’embouteillage qui rende la traversée pénible et stressante rien qu’à y penser ».

A la question de savoir si cela pourrait avoir un coup sur son rendement au service la réponse est certes timoré mais sans équivoque « Pour être franc cela joue beaucoup sur mon rendement parce-que je me repose pas assez parce-que je me réveille très tôt et souvent les soirs je suis obligé de quitter le boulot avant la descente pour être sur la route avant l’heure de pointe tout cela a un coup sur le travail mais on va faire comment ? ».

Ces dire que le phénomène des embouteillages a des conséquences divers tant sur le rendement des citoyens et aussi sur la pollution de la ville car le rejet des gaz d’échappement contribue fortement à la dégradation de l’environnement urbain.

Une étude menée en 1994 par le ministère en charge de l’environnement sur la qualité de l’air à Ouaga a révélé des concentrations d’émission de monoxyde de carbone et de dioxyde d’azote dû notamment aux émissions de véhicules motorisés. Ces concentrations étaient à l’époque supérieure aux valeurs limites des normes recommandées par l’OMS à certains carrefours de la capitale. On s’imagine bien au jour d’aujourd’hui ou on en est d’autant plus que le parc de véhicule motorisé est en constante évolution. En effet les affections respiratoires constituent la troisième cause de décès au Burkina Faso et cela pourrait avoir pour cause la détérioration de l’environnement urbain. Oui le phénomène est bien plus grave que ça en a l’air. Les embouteillages contribuent fortement aux émissions de gaz nocifs pour l’homme surtout l’or des arrêts prolongés.

Divers solutions sont proposées mais pour beaucoup le développement du transport en commun est l’une des solutions les plus efficaces. Dans les pays développés cela a fait ses preuves. le métro ou le bus est plus rapide que le transport individuel et cela est bien connu .d’aucuns pensent que la construction de grande voies et aussi d’échangeurs comme celui du nord permettra de contenir le  flux et désengorger la circulation. Qu’à cela ne tienne tout le monde y va de sa façon de voir les choses mais en ce qui concerne nos villes si on peut le dire  nous ne sommes que des novices dans ce problème. Les embouteillages on le sait tous c’est la marque déposée de toutes les grandes villes ont a même l’impression cela va de pair avec l’évolution des villes. IL est donc opportun pour nous de se servir des expériences des autres pour essayer de rectifier le tir à temps dans nos cités car le départ est vraisemblablement faussé.

Hamadou Ouedraogo/www.fasoamazone.net

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