RAPPORT SYNTHÉTIQUE DES CONCLUSIONS DES ETATS GÉNÉRAUX DE LA JEUNESSE

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Près de mille jeunes venus du Burkina et de la Diaspora ont pris part à ces Etats Généraux de la Jeunesse.

Novembre 2017

INTRODUCTION

D15 au 18 novembre 2017, se sont tenus à Ouagadougou, les Etats Généraux de la Jeunesse(EGJ) sous le thème : « Quelle gouvernance pour une contribution optimale de la Jeunesse au renouveau politique, économique et social du Burkina ? ».
La tenue des Etats Généraux s’inscrit dans l’optique d’établir des canaux de concertation entre les jeunes, les autorités, toutes les composantes sociales et les partenaires afin de susciter et de renforcer un contrat social propice à la bonne gouvernance, au progrès et à la paix sociale. 
A l’issue des travauxune plateforme consensuelle d’actions autour des défis majeurs qui s’imposent à toutes les forces vives de la nation, dans le sens d’un dépassement des politiques antérieures
Placés sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur Roch Marc ChristianKABORE,Président du Faso, les Etats Généraux de la Jeunesse ont  connu la participation de neuf cent quatre-vingt-trois (983) participants composés des jeunes venus des 45 provinces du Burkina Faso, des représentants des catégories diverses de jeunesse (rurales, urbaines, scolaires et estudiantines, syndicales, vivant avec un handicap, etc.), des représentants des Organisations de la Société Civile, des représentants des partis politiques, des délégués des jeunes de la diaspora, des délégués des communautés étrangères résidant au Burkina, des personnes ressources de toutes obédiences, et d’éminentes personnalités de pays amis.
Le présent rapport de synthèse s’articule autour des points ci-après :
1 la cérémonie d’ouverture ;
2 les panels ; 
3 les conclusions des travaux en caucus ;
4 les recommandations et les résolutions

1 DE LA CEREMONIE D’OUVERTURE 
La cérémonie d’ouverture des Etats Généraux de la Jeunesse s’est déroulée le mercredi 15 novembre 2017 à 16 heures, dans la salle des banquets de Ouaga 2000, sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA, Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Il avait à ses côtés, Dr Smaïla OUEDRAOGO, Ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion Professionnelles, Madame Metsi MAKHETHA, Coordinatrice résidente du Système des nations Unies, Monsieur le Gouverneur de la région du Centre et le Représentant des jeunes. Cette cérémonie a été marquée essentiellement par les allocutions des différentes personnalitéssuscitées. Elle a été agrémentée par des prestations d’artistes.
2 DES PANELS
Les Etats Généraux de la Jeunesse se sont articulés autour de cinq (05) panels et quinze (15) sous thèmes.  
1 Panel  1 : « Place et rôle de la jeunesse dans le renouveau politique, économique et social du Burkina Faso ».
1 Sous-thème 1 : Etat des lieux du secteur de la jeunesse : défis et perspectives ;
2 Sous-thème 2 : Les défis de la gouvernance pour une participation optimale de la jeunesse au renouveau politique, économique et social du Burkina ;
3 Sous-thème 3 : Rôle et place de la jeunesse dans la promotion de la paix et la cohésion sociale.
2 Panel 2 : « Jeunes et conduites addictives » 
1 Sous-thème 1 : Drogues, psychotropes et stupéfiants : définition, types, ampleur du problème ;
2 Sous-thème 2 : Drogues, psychotropes et stupéfiants : conséquences et conduite à tenir pour une jeunesse saine ;
3 Sous-thème 3 : Organisation de la lutte contre l’utilisation de drogues, psychotropes etstupéfiants au Burkina Faso.
3 Panel 3 : « Santé sexuelle et reproductive des jeunes et dividende démographique ».
4 Sous-thème 1 : Santé sexuelle et reproductive des jeunes : état des lieux et perspectives ;
5 Sous-thème 2 : Mariages précoces au Burkina Faso : état des lieux et perspectives ;
6 Sous-thème 3 : Comment capter le dividende démographique au Burkina Faso.
4 Panel 4 : « Regard croisé en matière d’éducation et d’engagement politique de la Jeunesse »
1 Sous-thème 1 : Comment promouvoir la formation professionnelle pour booster la productivité des entreprises au Burkina ?
2 Sous-thème 2 : Jeunesse, civisme et tolérance inter religieuse pour l’édification d’une nation de paix durable
5 Panel 5 :« Tribune de l’entreprenariat »
1 Sous-thème 1 : industries culturelles et opportunités de création d’emplois pour les jeunes ;
2 Sous-thème 2 : expérience du Niger en matière d’insertion socioprofessionnelle des jeunes
3 Sous-thème 3 : Problématique de l’accès aux crédits bancaires par les jeunes entrepreneurs
Ces thématiques ont été animées par d’éminents conférenciers parmi lesquels des universitaires, des responsables d’Organisation de la Société Civile (OSC), du milieu professionnel, dureprésentant du Système des Nations-Unies, du Ministre ivoirien en charge de la jeunesse et del’épouse du chef de l’Etat.
3 DES CONCLUSIONS DES TRAVAUX EN CAUCUS
A l’issue de la communication inaugurale, les jeunes ont été répartis dans trois (03) caucus en vue d’échanger sur les thématiques ci-après et de faire des propositions : 
5 caucus 1 : Organisation et accompagnement des jeunes pour une participation optimale au développement ;
6 caucus 2 : Rôle des pouvoirs publics, des jeunes et des partenaires techniques et financiers dans la construction d’une jeunesse responsable pour une mise en œuvre efficiente des politiques publiques de développement ;
1 caucus 3 : Approches de stratégies pour un engagement citoyen des jeunes au service du développement.

Les principales conclusions issues des réflexions et des échanges se résument comme suit :
1 Au titre du caucus 1
S’agissant de l’organisation et de l’accompagnement des jeunes pour une participation optimale au développement, l’état des lieux fait ressortir l’existence d’une diversité d’organisations de jeunes et de jeunesse qui interviennent dans divers domaines de la vie aussi bien politique, économique que sociale de notre pays aux côtés de l’Etat. 
Toutefois, ces organisations rencontrent d’énormes difficultés en termes de gouvernance, dereprésentation, d’insuffisances d’accompagnement de leurs actions. Ainsi, les différents mécanismes et programmes d’accompagnement des jeunes existant sont en deçà des attentes eu égard aux préoccupations légitimes et pressantes des jeunes résultant :
2 du non-respect ou la faible mise en œuvre des engagements internationaux pour une promotion effective de la jeunesse (cf. Programme d’Action  Mondial des Nations Unies pour le Développement de la Jeunesse et la Charte africaine de la Jeunesse, la Décennie africaine de la Jeunesse, le sommet de l’Union Africaine sur l’emploi en 2004 et la position africaine sur la Jeunesse pour la Décennie africaine de la Jeunesse 2009-2018 avec pour thème : « accélérer l’autonomisation des jeunes pour un développement durable ») ;
3 de la non mise en œuvre de la Politique Nationale de la Jeunesse du Burkina Faso (PNJ-BF) ; 
4 de la faible synergie d’actions de mobilisation sociale pour la construction d’une jeunesse responsable ;
5 de la non prise en compte de la dimension jeune dans les projets, programmes et les politiques de développement ;
6 du déficit de communication et l’absence de dialogue des politiques sur les problématiques de la Jeunesse ;
7 de la très faible allocation budgétaire au secteur de la jeunesse ;
8 de l’absence de dispositifs et de stratégies de responsabilisation directe des jeunes dans la mise en œuvre des politiques ;
9 de la mauvaise gouvernance au sein de nombreuses structures associatives et l’inféodation de certaines organisations à des formations politiques ;
10 de l’insuffisance des ressources financières allouées aux organisations de jeunesse pour la mise en œuvre  des activités et des projets en faveur de jeunes ; 
11 du faible encadrement, suivi et contrôle des organisations de jeunesse de la part de l’Etat ;
12 de l’insuffisance du suivi de jeunes bénéficiaires des appuis technique, matériel et financier  du MJFIP.
Face à ces difficultés, les propositions ci-après sont faites en vue de renforcer l’organisation, l’accompagnement des jeunes et le fonctionnement des organisations de jeunesse :
1 la mise en place d’une faitière des organisations de jeunesse opérationnelle, crédible, indépendante et dotée de moyens conséquents avec structuration pyramidale des communes, régions et du niveau central ;
2 le renforcement des capacités d’intervention du ministère dans le secteur de la jeunesse ;
3 la création de service de promotion de la jeunesse et d’une ligne budgétaire  dans les budgets des collectivités territoriales au profit de la promotion des organisations de jeunesse ;
4 l’organisation d’un Salon International de Partage et de Coopération des organisations de jeunesse ;
5 la création d’un fonds de soutien aux mouvements associatifs ;
6 la création d’un site web des organisations de jeunesse du Burkina Faso, en vue d’accroitre la visibilité de leurs actions ;
7 l’élaboration d’une base de données fiable et fonctionnelle des organisations de jeunesse, en vue de disposé d’un répertoire des organisations sur le terrain.

2 Au titre du caucus 2
La note introductive aux travaux du groupe fait ressortir que, de plus en plus, les jeunes d’emblée se convainquent du fait que c’est parce qu’ils sont ignorés, leurs préoccupations négligées et incomprises qu’ils sont amenés à ne plus croire en leurs dirigeants et subséquemment à s’inscrire dans une dynamique de défiance et de révolte. Entendu que la question de la jeunesse et tout ce qu’elle comporte comme situation de malaise affecte la société globale, et peut compromettre la cohésion sociale gage de tout développement, il importe que les acteurs à savoir les pouvoirs publics (autorité centrale, collectivités territoriales, etc.), les jeunes, les partenaires mus par une volonté commune, s’impliquent conformément à leur rôle et place.
1 Rôle et place des acteurs
Après avoir réfléchi sur l’impératif d’une synergie d’actions entre les acteurs à divers niveaux dans un sursaut collectif de prise en charge des problématiques de la jeunesse, les travaux au sein du caucus 2 ont mis en évidence les fondements de la responsabilité et du rôle des acteurs face à leurs engagements.
Les principales conclusions qui en découlent se présentent comme suit :
1 Rôle des pouvoirs publics
Chaque structure de l’Etat doit se sentir concernée par le devoir de promouvoir la relève et les forces vives du pays. Pour ce faire, il faudrait :
8 affirmer plus de volonté politique ;
9 concevoir une nouvelle Politique Nationale de la Jeunesse de manière participative ;
10 veiller à la prise en compte effective de la dimension jeune dans les politiques et les référentiels de développement (PNDES, ODD, PRD, PCD) ;
11 concevoir des plans de promotion de la participation des jeunes par secteur, par domaine et niveau de gouvernance en impliquant les jeunes (ministères, gouvernance locale, mines, etc.) ;
12 prendre des mesures incitatives exemplaires en faveur des jeunes désireux de se fixer dans leurs terroirs avec des projets porteurs ;
13 promouvoir la concertation nationale permanente sur la jeunesse ;
14 créer des fonds de garantie pour un accès de jeunes promoteurs aux crédits ;
15 porter le plaidoyer auprès des PTF pour la promotion de la Jeunesse ;
16 innover et mettre en œuvre des programmes multisectoriels volontaristes de création d’emplois et d’insertion socioéconomique des jeunes (pôles de croissance, fixation des jeunes dans leurs terroirs, écocitoyenneté, etc.) ;
17 accorder une plus grande attention aux couches sociales défavorisées et aux groupes vulnérables ;
18 diligenter des études sur les besoins et aspirations des jeunes du Burkina et sur les mouvements associatifs ;
19 faire valoir la bonne gouvernance en matière de jeunesse par l’adoption de normes de qualité ;
20 renforcer le suivi contrôle des projets et programmes de développement avec l’implication des représentants des groupes cibles bénéficiaires ;
21 améliorer les procédures de décaissement des prêts et des subventions et veiller à la transparence dans leur gestion ;
22 intensifier les politiques sociales pour créer les conditions d’une vie familiale épanouie ;
23 opérationnaliser la mise en œuvre de la décennie africaine de la Formation et de l’Emploi dans les domaines professionnel, technique et entrepreneurial ;
24 investir pleinement dans la Jeunesse dans le cadre de la capture du dividende démographique ;
25 assurer la formation du personnel d’encadrement et d’animation de la jeunesse ;
26 réorienter les priorités éducatives ;
27 assurer la protection des jeunes et leur accès aux services de santé ;
28 créer et équiper des infrastructures d’accueil et d’animation de la jeunesse.

2 Le rôle des jeunes
1 veiller au respect des principes de bonne gouvernance au sein des mouvements et associationsde jeunesse, des OSC et des ONG, en privilégiant la concertationle dialogue et le respect du principe de l’alternance ;
2 prendre des initiatives sur toutes les questions qui concernent la jeunesse ;
3 cultiver le patriotisme et s’engager à défendre un idéal de justice dans le respect des valeurs de civisme et de citoyenneté responsable ;
4 prendre une part active dans la lutte contre l’incivisme et la violence en milieu jeune ;
5 assurer un rôle de veille et d’interpellation citoyenne dans le respect des principes démocratiques ;
6 accepter se construire dans la durée (éviter de vouloir tout ici et maintenant).

3 Le rôle des Partenaires Techniques et Financiers
1 renforcer les contributions à la mise en œuvre des politiques et programmes de promotion de jeunesse ; 
2 assurer le suivi et l’accompagnement dans la mise en œuvre des engagements internationaux sur la jeunesse ;
3 élargir les opportunités d’accès à l’accompagnement technique et financier ;
1 adapter leurs interventions aux priorités nationales en matière de jeunesse.

3 Au titre du caucus 3
L’ambition d’une participation des jeunes face au défi d’un renouveau politique, économique et social au Burkina Faso dépendra non seulement de la volonté politique, mais surtout de la qualité des stratégies et des mécanismes de sa mise en œuvre résultant des diagnostics et des engagements de l’ensemble des acteurs. Elle devra être adaptée aux réalités de chaque catégorie de jeunes et prendre en compte les aspects : politique et institutionnel, économique,social et culturel. 
En rappel, les enjeux et les défis sont nombreux dont entre autres:
1 Au plan politique:
1 la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance basée sur la redevabilité ; 
2 le respect des engagements nationaux et internationaux ;  
3 la résolution de la problématique de l’organisation de la jeunesse pour sa participation aux instances de décision ;
4 la rationalisation de la création exponentielle des MAJ et des OSC;  
5 l’amélioration et le renforcement de l’offre de formation et d’encadrement politiques et civiques des jeunes.

1 Au plan économique
1 la maîtrise nationale de l’économie et le développement participatif ; 
2 la valorisation du capital humain jeune ; 
3 le développement de la compétitivité et l’accroissement de la productivité ;  
4 la lutte contre la pauvreté et le chômage des jeunes ;
5 la promotion de l’esprit entrepreneurial ;  
6 la prise en compte effective de la dimension jeune dans les politiques sectorielles et le PNDES.

2 Au plan social
1 la promotion du capital humain ; 
2 la mobilisation sociale totale pour la lutte contre l’incivisme et les conduites addictives ;
3 la matérialisation et l’opérationnalisation de l’investissement dans la jeunesse, en tirant profit du dividende démographique ;
4 la promotion de l’éducation permanente et des activités socio-éducatives et socio-culturelles.

3 Approches de stratégies
1 développer des programmes multisectoriels de fixation des jeunes dans leur terroir ; 
2 promouvoir la méritocratie et l’exemplarité comme principes cardinaux de gouvernance ;  
3 prendre en compte la dimension jeune dans la formulation, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques publiques ;
4 entreprendre une étude sur les filières porteuses et prendre des dispositions en vue d’une large diffusion des résultats au sein de la jeunesse pour la promotion de l’auto-emploi dans les régions ;
5 engager une réforme globale du système éducatif  burkinabè en accordant une place prépondérante aux offres d’éducation extra-scolaire (éducation permanente, leadership, développement personnel, coaching,…) en vue de relever les défis d’une citoyenneté responsable ; 
6 impliquer la jeunesse dans les mécanismes de vulgarisation et de mise en œuvre des résultats des recherches scientifiques et de l’innovation ;
7 mettre en œuvre un programme structurant de lutte contre toutes les formes d’addiction des jeunes.

2 DES RECOMMANDATIONS, DES RESOLUTIONS ET DES ENGAGEMENTS

1 Recommandations

4 A l’endroit des pouvoirs publics

1 élaborer une stratégie nationale de mise en œuvre de la Décennie africaine pour la formation et l’emploi des jeunes dans les domaines professionnel, technique et entrepreneurial (2018-2027);
2 réduire le coût d’accès à la formation professionnelle dans la recherche de l’équité ;
3 orienter et valoriser le Volontariat dans le sens de la fixation des jeunes dans les terroirs ;
4 accorder au moins 30% du budget national à la promotion de l’éducation et de la formation ;
5 augmenter le budget du ministère en charge de la jeunesse à au moins 5% du budget national ;
6 renforcer l’effectif des professionnels de la jeunesse pour assurer l’encadrement de proximité des jeunes dans les communes ;
7 prendre en compte le genre dans les projets et programmes destinés aux jeunes ;
8 doter les structures chargées de l’animation et de l’encadrement des jeunes du ministère de la jeunesse de moyens conséquents;
9 opérationnaliser l’option de l’autonomisation et de la responsabilisation des jeunes en définissant une déontologie d’action qui précise les modalités concrètes de la participation et de l’engagement citoyen des jeunes ;
10 redéfinir et approfondir les initiatives, les actions et les cadres de dialogue avec la Jeunesse ;
11 promouvoir une bonne communication et une bonne gouvernance dans le secteur de la jeunesse ;
12 améliorer et intensifier les offres de services pour les jeunes ;
13 promouvoir le partenariat entre les acteurs et les intervenants dans le secteur ;
14 promouvoir la recherche-action dans le domaine du développement du capital humain jeune en vue de tirer pleinement profit du dividende démographique ;
15 créer un cadre organisationnel représentatif de la Jeunesse au Burkina ;
16 affirmer et assurer la prise en compte de la dimension jeune dans la formulation, la mise en œuvre et le suivi des politiques, projets et programmes nationaux de développement ;
17 moraliser la gouvernance foncière et agraire, en mettant en place des unités communautaires de veille et de suivi de l’exploitation du patrimoine foncier national ;
18 promouvoir l’entreprenariat agricole et la vulgarisation des résultats de la recherche et de l’innovation ;
19 prendre toute disposition de nature politique, législative et institutionnelle ou sociale pour assurer une forte implication de la jeunesse dans la lutte contre l’incivisme, l’extrémisme violent et la lutte contre l’insécurité et toutes les formes d’agression contre le pays ;
20 résoudre le problème récurrent des retards de paiement des bourses des étudiants burkinabè à l’étranger et au niveau national qui les rend souvent vulnérables ;
21 prise de mesure pour arrêter l’immixtion de certains politiques dans la cohésion au sein de la communauté burkinabè vivant à l’extérieur ;
22 mise à disposition de professionnels de la jeunesse du ministère de la jeunesse dans les ambassades pour encadrer la jeunesse ;
23 réviser le système d’évaluation dans les universités publiques ;
24 créer un fonds spécifique pour accompagner les étudiants de 3ème cycle ;
25 mettre en place un comité de suivi des résolutions des Etats Généraux de la Jeunesse ;
26 rénover la maison du Burkina à Paris ;
27 intégrer l’enseignement professionnel dans les écoles ;
28   mener des plaidoyers auprès des sociétés minières pour la création d’un fonds de soutien aux jeunes ;
29 la création de lignes budgétaires dans les collectivités territoriales pour la promotion de la jeunesse ;
30 réaliser une étude sur les créneaux porteurs d’emplois des jeunes ;
31 rouvrir les unités industrielles fermées pour favoriser la création d’emplois des jeunes ;
32 multiplier les incubateurs d’entreprises ;

5 A l’endroit des partenaires techniques et financiers

1 organiser des rencontres d’échanges, directs et inclusifs, périodiques ou ponctuelles entre les PTF et les populations des localités dans lesquelles ils interviennent ; 
2 renforcer le suivi/évaluation des projets dans les différents domaines d’intervention ;

2 Résolutions et engagements pris par les jeunes
Nous jeunes participants aux Etats Généraux de la Jeunesse, tenus du 15 au 18novembre 2017 à Ouagadougou prenons les résolutions et engagements suivants :
1 regrouper en structures faitières et/ou par objectif (écologie, santé, environnement, socioéducatif, etc.) en vue de mieux accompagner les politiques de développement à l’échelle  nationale et régionale ;
2 prendre une part active à la mobilisation totale dans la lutte contre l’incivisme, l’extrémisme violent et la lutte contre l’insécurité et toutes les formes d’agression contre le pays ;
3 veiller à mériter et à renforcer le leadership des jeunes dans la vie de la nation 
4 créer des clubs de dialogue dans les établissements secondaires et supérieurs pour la promotion du civisme en milieu scolaire ;
5 développer et renforcer les initiatives de sensibilisations et de lutte contre l’incivisme et la violence en milieu jeune ;
6 respecter et travailler à faire respecter les valeurs démocratiques, d’intégrité, d’honnêteté et de probité des mouvements et associations de jeunesse (MAJ) au sein de la société ;
7 aider à une meilleure appropriation et une participation des populations à la mise en œuvre des projets et programmes de développement à travers des campagnes de communication ;
8 observer les bonnes pratiques de gouvernance associative (équité, probité, exemplarité, responsabilité, transparence, redevabilité) ; 
9 sensibiliser leurs pairs à adopter des comportements citoyens en collaboration avec toutes personnes ressources (leaders communautaires, autorités) ;
10 créer un bosquet des jeunes dans toutes les localités et mettre en place des brigades vertes pour la réalisation de pépinières et autres activités éco-citoyennes ;
11 assumer pleinement les responsabilités qui nous seront confiées.

MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA FORMATION ET DE L’INSERTION PROFESSIONNELLES

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