Medias: Traitement de l’information liée au terroriste; L’ONG Internews apporte sa contribution avec CVE

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Le Burkina Faso est depuis quelque temps dans le champ de mire des groupes extrémistes et de plus en plus souffre de ne pouvoir lutter efficacement contre ce mal qui tue à petit feu son développement . L’ONG inter news soucieux du bien-être du Burkina avec ses partenaires ont initié un projet du nom de « CVE ».c’est un projet Financé par le gouvernement canadien qui va durer quatorze (14) mois.l’objectif de ce projet, c’est aussi d’améliorer l’accès à l’information des zones rurales ainsi que la promotion du dialogue sur les questions liées à la gouvernance et à la paix au plan communautaire et national.

A la fin du projet, il est prévu des focus groupes et une conférence sur la thématique de l’extrémisme violent. dans l’intention de contribuer à stopper le terrorisme sous toutes ses formes.la formation de ce 26 Septembre a été un moyen pour les initiateurs du projet de l’exposer devant les hommes de médias. C’est ainsi que des communications sur la question ont été menées afin que la mise en oeuvre soit effective.

Pour les formateurs, aujourd’hui les groupes extrémistes se sont rués de façon exponentielle sur les réseaux sociaux afin de propager leurs idéologies et donc véhiculer leurs messages plus éfficacement. Pour le journaliste Arsène Flavien Bationo, spécialiste des médias sociaux il ya des liens entre les médias sociaux et l’extrémisme violent. D’après lui avec la vulgarisation fulgurante des médias sociaux et les groupes de discussion qui se créent de jour en jour, il est très facile d’attirer la tranche jeune à la dérive car le dit-il c’est ceux là qui sont les plus exposés au phénomène du terrorisme. Comment cela s’explique ? Flavien parle de <facteurs d’attraction et de facteurs de répulsion>.

Comme facteurs de répulsion, on peut citer l’absence de perspectives socio-économiques, les injustices, la marginalisation et la mauvaise gouvernance, par ailleurs concernant les facteurs d’attraction il y aurait le fait d’attirer l’attention sur soi, la radicalisation et bien d’autres. Au cours de cette formation il a été également question de revenir sur le comportement que peut avoir certains médias dans la divulgation des informations qui peuvent servir aux ennemis notamment les terroristes. Les acteurs demandent à ce que les journalistes fassent preuve de professionnalisme dans la diffusion des informations de sorte à barrer la route aux terroristes.

Le colonel Hien qui a également été invité par les formateurs à donné de la voix quant à la bonne marche de la lutte contre le phénomène. Pour lui les journalistes devraient obtempérer quand les forces de l’ordre le leur demandent car le dit-il «c’est tout d’abord pour leur sécurité».

A la préoccupation de la directrice du journal Fasoamazone qui demande d’équiper les journalistes de casques et de gilets contre -balles sur le terrain des opérations pour leur sécurité, «c’est une réponse très favorable et positive» à répondu le capitaine YE directeur de la communication à L’ETAT Major général des armées, et appuyé par son collègue celui de la police nationale .«je pense que c’est une bonne chose d’équiper les journalistes, sauf que l’armée n’a pas le matériel nécessaire suffisant pour chaque journaliste». Mais la préoccupation reste partagée.

Frédéric TIANHOUN

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