Ça grogne à l’assemblée nationale : Les députés de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) crient les malverses du parti majoritaire

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Après la clôture de la première session ordinaire de l’année 2018, tenue du 07 mars au 4 juin, le groupe parlementaire de l’Union pour le Progrès et le changement a animé une conférence de presse ce mercredi 6 juin, à son siège, afin de faire le bilan des activités réalisées au sein de l’hémicycle, ainsi que les activités extraparlementaires au cours de la période.
Moussa Zerbo, porte-parole du parti
Moussa Zerbo, porte-parole du parti

« Nous réaffirmons que pour une Assemblée nationale efficace, efficiente et participative, il faut un strict respect de la séparation des pouvoirs, le respect du règlement intérieur de l’institution » a déclaré la député Henriette Zoumbaré, au nom du groupe parlementaire de l’Union pour le progrès et le changement (UPC). En effet, le groupe blâme la gouvernance et la gestion de l’Assemblée nationale sous l’égide de Alassane Bala Sakandé. Elle a par ailleurs rappelé que la session organisée a connu l’adoption de 27 projets de lois dont 16 portant ratification et on dénombre 10 accords de prêts, 2 accords de dons, 2 accords de services et les 2 conventions relatives à l’extradition et à l’entraide judiciaire entre le Burkina Faso et la France. Le député a expliqué que le groupe parlementaire de l’UPC a donné sa caution pour l’adoption des projets de loi portant ratification, à l’exception des projets de convention relatives à l’extradition et l’entraide entre les deux pays cités ci-dessus pour lesquels le groupe a voté « abstention ». L’explication du vote trouve sa justification dans le fait que la loi ne peut être un instrument de règlement de comptes politiques. « Elle doit être impersonnelle et de portée générale », a renchéri celle-ci.

Code électoral

Henriette Zoumbaré, député du groupe parlementaire de l’UPC
Henriette Zoumbaré, député du groupe parlementaire de l’UPC

Pour la question du droit de vote des burkinabè vivant à l’extérieur en 2020, le groupe parlementaire UPC a fait des recommandations au gouvernement afin de rendre effectif ce vote des burkinabè de l’extérieur. Il s’est agi notamment de faire de l’ONI et de la CENI, les seuls et uniques opérateurs chargés de constituer un fichier électoral fiable, de faire de la CNIB ou du Passeport, les seuls et uniques documents de vote pour les burkinabè de l’extérieur aux prochains scrutins, et de transmettre avec diligence à l’Assemblée nationale, le projet de loi portant révision du code électoral, dans les bref délais. En sus, à écouter le député Moussa Zerbo, il a été recommandé de procéder à la création des ambassades et consulats dans les pays ou on note une forte présence de burkinabè, de procéder à la signature des accords avec les pays membres de la CEDEAO afin d’accorder des facilités logistiques pour l’organisation du scrutin.

« Pour assumer notre rôle de contrôle de l’action gouvernementale, le groupe parlementaire, le groupe parlementaire de l’UPC de concert avec les autres partis de l’opposition parlementaire à savoir le CDP et le PJRN ; ont ainsi dénoncé le mauvais fonctionnement de l’institution parlementaire entre autres le non-respect du calendrier des auditions des commissions générales par les membres du gouvernement la mauvaise organisation du travail parlementaire qui joue sur la participation efficace des députés aux débats parlementaires.» a signifié M. Zerbo.

Stevie Reine YAMEOGO

Légende

Photo 1 : Moussa Zerbo, porte-parole du parti

Photos 2 : Henriette Zoumbaré, député du groupe parlementaire de l’UPC

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