Communication électronique : 11 milliards onze milliards de FCFA pour mettre fin au bas débit internet au Burkina

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Ce mardi 10 juillet 2018, le Burkina Faso a inauguré des infrastructures de communications électroniques à hauteur 11,5 milliards de FCFA. Appris par l’AIB, cette opération va permettre d’accroitre la couverture géographique du pays en matière d’Internet et de diminuer les coûts des services y afférents.

C’est un pas décisif dans la révolution des nouvelles technologies de l’information et de la communication au Burkina Faso selon le chef du gouvernement Paul Kaba Thiéba, lors de la cérémonie officielle d’inauguration ce mardi 10 juillet 2018.

Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba
Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba

Il laisse entendre que le projet dénommé « Projet régional d’infrastructure de communication de l’Afrique de l’Ouest- projet du Burkina Faso » (PRICAO-BF) est financé par la Banque mondiale à hauteur de onze milliards et demi de FCFA. De son avis, l’accès au réseau internet est un droit pour tout Burkinabè et son gouvernement s’est lancé dans cette politique, afin de répondre aux besoins des populations pour leur permettre d’être connecté au monde. Pour le Directeur général des infrastructures des communications électroniques (ICE), Galiam S. Mohamed Ouédraogo, le projet sous forme de don de 11,5 milliards de FCFA de l’institution financière mondiale est entré en vigueur le 22 décembre 2011.

D’après lui, le projet a été exécuté sur la période 2011-2016 pour accroître la couverture géographique des réseaux de la bande passante de grande capacité et pour réduire les coûts des services de communication au Burkina. M. Thiéba a précisé que l’objectif est aussi d’améliorer la qualité de la connectivité régionale et internationale par le biais des outils électroniques. A cet effet, il a souligné que le Burkina Faso se trouvait en 2016 dans une situation de « fracture numérique », au regard de l’état de la fibre optique et de la faiblesse de la bande passante. « Cette situation ne permet pas la compétitivité de notre économie locale au plan national et international », a-t-il laissé entendre.

Selon M. Ouédraogo, il s’agit de connecter le Burkina Faso, au même titre que les autres pays d’Afrique de l’Ouest à l’infrastructure mondiale de fibre optique de large bande et de renforcer la qualité de la connectivité régionale et internationale du pays. Galiam Mohamed Ouédraogo a expliqué les grandes réalisations du projet qui sont entre autres, la liaison de la fibre optique Ouagadougou-Dakola (frontière du Ghana) avec une bretelle Manga-Bagrépole, la réalisation du point d’atterrissement virtuel (PAV) et celle du point d’échange internet (IXP) de Ouagadougou.

Justin Ouattara/www.fasoamazone.net

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