Universités d’été : Le CIFDHA forge les jeunes de l’Afrique de l’Ouest pour que cesse les pratiques traditionnelles néfastes préjudiciables aux femmes

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Le présidium
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Les universités d’été des droits humain(UEDH) à ouvert ses portes ce 13 Août à Ouagadougou sous la présidence de Madame Marie Laurence Marchal/ILboudo, Ministre de la Femme, et de la solidarité. Pour cette 8ème session, elle se tiendra du 13 au 20 Août 2018 sous le thème «  L’engagement des jeunes dans la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes et préjudiciables aux femmes en Afrique de l’Ouest ». Organisée conjointement par le centre d’information et de formation en matière de droit humains en Afrique (CIFDHA) et le centre de conseil et d’appui pour les jeunes en matière de droits de l’homme (Codap), la session réunira 18 jeunes défenseurs des droits humains ( 10 femmes et 8 hommes).Tous  francophones, ils sont issus de l’Afrique de l’Ouest et bénéficient  de l’appui financier du canton de Genève, de l’ambassade de France au Burkina Faso et du Bureau d’ECPAT France à Ouagadougou. L’objectif de ces universités  d’été c’est de susciter l’engagement des jeunes d’Afrique de l’Ouest dans la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes.

pubLes universités d’été des droits humains (UEDH), en sa 8ème session est un tremplin d’enseignement au profit des jeunes. Madame la ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille a salué l’initiative et souligné la nécessité d’aller vers les populations afin de faire connaître les lois en vigueur sur les pratiques traditionnelles néfastes mais aussi nécessité d’éduquer nos jeunes aux bonnes pratiques. 

Aussi pour les UEDH De cette année, les enseignements  connaissent une innovation. En effet la session de 2018 intervient après une large réforme de la stratégie d’intervention et des outils de formation du  Codap et du CIFDHA. Selon Hurbain Yaméogo président du CIFDHA, plusieurs innovations ont été intégrées dans un parcours unique (le « parcours Codap ») :

1 Une formation tutorée  préalable en ligne, le E-Copad, qui a bénéficié cette année à plus d’une centaine de jeunes à travers l’Afrique de l’Ouest.

2 Une formation présentielle, les UEDH Orientée sur l’élaboration et la mise en œuvre de projet autour de la thématique de la session qui a lieu à Ouagadougou du 13 au 20 août 2018
3 Un jury des projets qui désignera le meilleur projet  Des UEDH qui bénéficiera d’un accompagnement technique et financier pour la mise en œuvre sur le terrain.

4 Un suivi renforcé de la mise en œuvre de tous les projets et initiatives individuelles et collectives via une plateforme en ligne.

fammCette formation a en croire M. Yameogo constitue le début d’un processus d’engagement des jeunes d’Afrique de l’ouest dans la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes. Pour lui ces pratiques restent le maillon faible du Burkina dans son processus d’atteinte à l’application des droits humains.

 Aussi il lui a plu de rappeler que les pratiques traditionnelles néfastes perdurent , il était alors bon selon lui de changer la stratégie de lutte : « ces pratiques sont des pratiques transfrontalières qui vont au-delà du Burkina Faso. C’est pour cela nous avons pensé faire appel aux jeunes de l’Afrique de l’ouest pour voir dans quelle mesure nous allons changer les mentalités.

M Urbain précise pour terminer que les pratiques traditionnelles néfastes dont il est question ne concernent pas  seulement que les Mutilations Génitales Féminines, ces pratiques néfastes concernent aussi le mariage forcé, toutes les formes discriminatoires à l’égard des femmes, toutes les formes de contrainte qui trouvent leur justification dans la tradition et la culture mais qui sont en réalité préjudiciable à la femme.

Hamadou Ouedraogo

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