Pascaline Sana: la Coach de football féminin et masculin

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Pascaline Sana, coach de football féminin et masculin
Ne dit-on pas que « le sport n’a pas d’âge » ? A FasoAmazone.net , on a également découvert que le sport n’a pas de sexe. Pascaline Sana, coach de football féminin et masculin, est notre invitée. Nous l’avons rencontrée en plein entraînement avec les<< futurs Etalons>> le vendredi 24 août 2018.

Avec son centre de formation de football<< Yennega>>, elle offre du plaisir à jouer aux enfants sur le terrain de la cité an 3 à travers Camp « vacances foot ».

FA.net: Qui était Pascaline Sana avant « Vacances foot » ?

Le Logo du Centre de Formation de Football YENNENGA

J’étais une joueuse avec un trophée de meilleure gardienne en 2003 au tournoi du Mogho Naaba. Avant cela, j’étais gérante de pharmacie et j’ai vu que le travail de « bureau » ne me convenait pas totalement. En plus, j’y travaillais comme bénévole. Pendant 9 ans, je n’ai pas eu d’embauche, j’ai décidé d’arrêter pour reprendre le sport qui me permet de vivre actuellement. J’ai un niveau BEPC, j’ai fait la comptabilité. Je n’ai pas pu obtenir le CAP, parce que j’ai dû arrêté du fait que je n’arrivais plus à me payer les frais de scolarité, ainsi que mes frais de formation en foot. Le foot étant une passion pour moi depuis l’enfance, j’y suis restée. J’ai commencé à jouer avant l’âge de 14 ans.

En 2014, j’ai repris le métier d’entraineur.

FA.net: Parlant de métier d’entraineur, vous nourrit-il de son ombre ?

Des années avant c’était vraiment difficile et même très difficile. J’arrivais à peine à joindre les « deux bouts ». J’ai débuté avec des ballons vesse collés, et grâce à Dieu, aujourd’hui, j’ai eu plus de matériels bien adaptés.

FA.net: Avez-vous obtenu des soutiens quelconques de la part de l’Etat ou de bonnes volontés ?

C’est uniquement en 2016, que l’ancien président du Rail Club de Kadiogo m’a soutenu et en 2017, j’ai eu le sponsoring du président de l’Union Sportive de Ouagadougou. C’est avec les payements mensuels des parents d’élèves que j’ai pu faire la publicité, la banderole.

J’ai également avec moi des bénévoles coach qui m’aide à encadrer les enfants.

FA.net: Qu’est-ce qui a nourrit l’idée de créer « vacances foot » ?

D’abord pour un premier point, c’est pour occuper les enfants pendant les vacances. Les enfants quand ils sont en vacances ils s’adonnent beaucoup à des activités qui sont moins adaptés à l’éducation sociale. Ils font des jeux de banditisme. Le but donc est de les regrouper afin de nourrir en eux l’esprit de fraternité, de solidarité à travers le sport.

FA.net: Le camp « Vacances foot » a célébré combien d’édition ?

Nous sommes à la deuxième édition de cet évènement vacancier. L’année précédente, c’est avec d’autre club. Cette année c’est avec mon centre.

FA.net: Pourquoi avoir choisi particulièrement ce terrain ?

Je réside non loin du terrain. Aussi, suis-je plus proche des enfants ciblés, c’est-à-dire, les enfants de mon quartier : La cité an 3. J’ai commencé à l’Institut National de la Jeunesse de l’Education Physique et Sportive (l’INJEPS), après au camp Lamizana, puis au terrain du Mogho Naaba, mais je n’ai pas eu assez d’enfants à encadrer dans ces lieux. J’ai préféré donc revenir dans mon quartier. Il faut noter que j’ai tenu plus d’une année avant d’avoir beaucoup d’élèves.

FA.net: A quel nombre exact s’élève vos élèves à ce stade ?

Pour la deuxième édition, j’encadre 27 nouveaux élèves, sans compter les anciens qui valent une trentaine.

FA.net: Quelles sont les conditions d’adhésion à « Vacances foot » ?

Pour participer à l’évènement, il faut avoir un âge compris entre 5-17 ans, et payer les frais d’inscription qui s’élèvent à dix mille(10.000)francs CFA pour les plus petits et 15 000F pour les plus grands. L’inscription donne droit à une tenue de sport sur confection.

FA.net: Quels difficultés rencontrez-vous ?

En plus des problèmes financiers, nous avons un problème de terrain. Le centre ne dispose pas de terrain propice pour la tenue du camp. Nous sommes sur un terrain qui était ou dirais-je, qui est en train de disparaître. Il y’a, à quelques 20 mètres, des abords du terrain, un dépotoir de déchets. Les animaux font du terrain leur « dortoirs » et les riverains leur route.

FA.net: Quelles sont vos perspectives ?

Je compte mettre les moyens possibles et espérer obtenir des sponsors pour la 3ème édition. Je prévoie également investir avec les payements mensuels, dans la publicité à travers la médiatisation, et faire du Camp un grand carrefour des enfants en organisant des tournois.

Interview réalisé par Stevie Reine Yameogo /www fasoamazone.net

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