Extradition de François Compaoré : un nouveau report prononcé

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Il y a eu n nouveau report dans l’affaire d’extradition de François Compaoré dans le cadre de l’assassinat du journaliste d’investigation, Norbert Zongo. En effet, la Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de Paris a, une fois de plus, renvoyé le délibéré au 5 décembre 2018.

Nous étions en juin quand la Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Paris renvoyait la décision d’extradition au 3 octobre 2018. Il y a eu un nouveau report. La Chambre d’instruction de Paris l’a renvoyé au 5 décembre 2018. La justice burkinabè devra se patienter encore quelque mois, avant d’être située sur la décision finale d’extradition ou non de « l’ex-petit président du Burkina Faso ». Pourquoi tant de reports ? C’est certainement la question que beaucoup se pose. Peut-être que le Burkina n’a pas pu fournir d’éléments matériels et précis pouvant inculper François Compaoré, le frère de l’ex-président Blaise Compaoré.

Il ressort tout de même que les juges veulent disposer d’assez de temps pour examiner malicieusement les éléments de preuves portées par le Burkina.  Ces matières concernent entre autres les armes utilisées, l’implication avérée des membres du régiment de sécurité présidentielle, mais surtout de très nombreux témoignages comme l’a souligné une juge en début d’audience.

Une chose est sure, c’est que l’avocat général, Me Anta Guissé est pour l’extradition de François Compaoré. Mais il faut tout de même noter que la chambre d’instruction n’est pas obligée de suivre les réquisitions » de Me Guissé. La partie burkinabè selon les sources, est satisfaite du déroulé de la première étape.   Elle soutient également que les réquisitions ont été extrêmement fouillées, circonstanciées et motivées.

L’avocat de l’accusé, Pierre Olivier, a quant à lui, dénoncé, des choses qui ne sont d’ailleurs pas nouvelles. De faux en écriture de la part d’un juge d’instruction burkinabè au « procès politique » en passant par les manœuvres pour que la France accepte l’extradition. Me Olivier laisse entendre que si le prévenu était « un personnage lambda », le Burkina n’aurait pas « aboli la peine de mort, tenté de ratifier un nouveau traité de coopération judiciaire avec la France, modifié son code pénal, modifié le code de procédure pénale » pendant l’année qu’a duré la procédure d’extradition.

 

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