Grossesses précoces des jeunes filles : Plan International Burkina sonne la recréation

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En faveur de la journée mondiale de la jeune fille célébrée chaque 11 octobre, Plan International Burkina a initié une rencontre avec les journalistes ce mercredi 10 octobre 2018, pour évoquer avec eux, d’un « tueur silencieux » : les grossesses précoces des jeunes filles dans les lycées au Burkina. Une situation peu reluisante à en croire le représentant pays de Plan Burkina
les participants à la rencontre

Au Burkina Faso, c’est environ 6747 de jeunes filles qui sont tombées en grossesses précocement entre 2012 et fin 2017 selon les statistiques de Plan Burkina. D’autres ont vu leur scolarité prendre brutalement fin, d’autres bannies de leurs familles, d’autres encore ont été victimes de la fistule obstétricale, etc. C’est dire donc que les grossesses précoces constituent un véritable défit de développement et d’éducation au Burkina. Plan International Burkina trouve injuste cette situation. C’est pourquoi, en faveur de la journée mondiale de la jeune fille, elle a initié une rencontre avec les Hommes de médias, ce mercredi 10 octobre 2018, pour leur exposer la situation de la jeune fille au Burkina et espérer d’eux, que l’information soit relayée.

La région du Centre bas le record avec 220 cas entre 2017-2018 suivie de la région du Sud-Ouest 116 cas, du Centre-Nord 113, etc. Cette situation ne doit pas perdurer selon

Fatoumata Haidara, Directrice Sahel de Plan Burkina

Fatoumata Haidara, Directrice Sahel de Plan International. « La lutte ne doit pas s’arrêter à cette seule journée, elle doit être un travail de tous les jours », laisse-t-elle entendre. Mme Haidara compte également sur les journalistes pour faire passer le message. « Votre présence ici ce matin est la preuve que nous comptons sur vous pour relayer la triste situation des conditions des jeunes filles au Burkina », soutient-elle. La rencontre de ce matin, poursuit la Directrice Sahel de Plan International Burkina, consiste à demander, partout dans le monde, l’égalité pour les filles. « Nous voulons le leadership pour ces jeunes filles », déclare-t-elle. Le message de cette journée, indique-t-elle, consiste à solliciter les autorités des différents pays, à investir davantage dans l’éducation des jeunes filles. Pour elle, c’est la condition sine qua non pour un développement durable.

D’après le représentant pays de Plan Burkina, Yahouba Kaigana, la question de grossesse précoce au Burkina, est fondamentale sur laquelle Plan International Burkina travaille avec différents partenaires depuis plusieurs années. « Nous continuerons, avec l’appui des jeunes filles et jeunes garçons, pour éliminer définitivement ce fléau », martèle-t-il.

En rappel, Plan International Burkina-Faso est une ONG majeure dans le secteur éducatif. Il met en avant l’expertise pour que les enfants, et en particulier les filles, puissent accéder à un enseignement basique de qualité, grâce à des projets porteurs visant à améliorer l’éducation aussi bien que la gestion des écoles.

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