Burkina : augmentation du prix du carburant, réaction de quelques burkinabè

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La rumeur circulait depuis quelques semaines. C’est désormais effective, le prix du carburant connaîtra une hausse de 75 francs CFA sur le litre à compter ce jour, vendredi 9 novembre 2018. L’information a été donnée par le ministre en charge de la Communication à l’issue conseil des ministres du jeudi 8 novembre.

Le gouvernement burkinabè a annoncé ce jeudi, à l’issue du conseil de ministres, une  hausse du  prix du Super et du Gasoil de 75f CFA. Le litre du Super passera donc de 602 à 677 FCFA, tandis que le diesel, initialement vendu 526 FCFA, passera à 601 FCFA. Cette augmentation prend effet à compter de ce vendredi 9 novembre 2018. Le  prix du Gaz butane reste inchangé, soit 2000 FCFA pour la bouteille de 6kg et 5000 FCFA pour celle de 12kg. Bien que la Société nationale burkinabè des hydrocarbures (Sonabhy), traverse des difficultés financière depuis quelques temps, cette augmentation des  prix du litre est liée à la  hausse du  prix du baril de pétrole sur le marché mondial.

En effet, la hausse du prix des hydrocarbures était pressentie due à la hausse du prix du baril de pétrole sur marché. Ce qui fâche c’est que d’après quelques riverains, qui ont voulu se laisser prendre en photo, c’est que la decision tombe mal. Hamadou Traoré, lui,  est très remonté par cette augmentation. Pour lui, si on avait l’impression que le MPP n’était pas à la hauteur, il vient de donner là, la preuve de son incompétence.

Pour Mme Nonguierma Solange, ils auraient dû attendre au moins jusqu’à la fin de l’année pour faire cette hausse. Elle laisse entendre que la thèse de l’augmentation n’est pas un argument solide. « C’est dans les prérogatives du gouvernement de travailler en sorte d’alléger la souffrance des populations », soutient-t-elle.

Mahamadi Ouedraogo, commerçant au grand marché, lui, est stupéfait. « En 27 ans de pouvoir de l’ex président Blaise Compaoré, on a jamais vue le coût de l’essence connaitre une hausse de 75 francs », affirme-t-il et d’ajouter : « c’est trop ». Ceci est vrai car que ce soit au Togo, au Niger et en Côte d’Ivoire, sauf par erreur, aucune hausse n’a atteint 75 francs CFA.

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