MESSAGE DU MINISTRE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT, PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT, A L’OCCASION DU 20ème ANNIVERSAIRE DE L’ASSASSINAT DU JOURNALISTE NORBERT ZONGO ET DE SES TROIS COMPAGNONS

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Ce 13 décembre 2018, le 20ème anniversaire de l’assassinat du journaliste emblématique Norbert ZONGO et de ses compagnons, à Sapouy, se commémore sous un signe particulièrement symbolique.  

La cour d’appel de Paris a rendu un avis favorable à la demande d’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, au terme d’un feuilleton judiciaire qui a suivi la requête formulée par l’Etat burkinabè.

Sans préjuger des suites que connaitra cette procédure, l’avis rendu par la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris, le 5 décembre passé, est tombé comme une décision historique, à 8 jours de cette date commémorative de l’assassinat du directeur de publication du journal L’INDEPENDANT et ses trois compagnons.

Certes, le chemin de la manifestation de la vérité reste long, du moment qu’il ne s’agit que d’une étape du combat judiciaire. Une étape tout de même victorieuse pour l’Etat, les organisations professionnelles des médias, les structures de la société civile, les proches de Norbert ZONGO et de ses compagnons. Une victoire d’étape pour l’ensemble des Burkinabè épris de paix, de liberté et de justice, qui entendent remplacer le souvenir de l’ignoble assassinat par une formidable lueur d’espoir.

Plus que toutes les commémorations, ce 20ème  anniversaire sonne le rappel à maintenir la ferveur, la flamme du combat pour la manifestation de la vérité, pour que justice soit un jour rendue à tous ceux qui ont été meurtris dans leur dignité, dans leur cœur et dans leur chair.

En ce jour anniversaire, je voudrais saluer le résultat auquel nous sommes parvenus à force de lutte et réitérer, à l’instar de toutes les voix qui s’élèvent, mon hommage en la mémoire de Norbert ZONGO et de ses compagnons d’infortune. J’adresse une pensée respectueuse à toute la famille ZONGO et m’incline devant la mémoire de feue Augustine ZONGO/NANA, mère de Norbert ZONGO, disparue le 1er décembre 2017.

Deux jours après la célébration de l’accession du Burkina Faso à la souveraineté nationale et internationale sous le thème « Bonne gouvernance et équité sociale pour une nation forte et prospère », je voudrais rappeler le combat de tous les fils du Burkina Faso, qui, comme Norbert ZONGO, ont conquis des espaces de liberté pour la postérité.

Ce combat a porté ses fruits, d’autant plus qu’il a suscité l’engagement citoyen de la jeunesse et l’exigence de redevabilité largement promu dans l’action gouvernementale, administrative et politique.

Aujourd’hui, l’espoir de tous a grandi quant aux avancées notables dans le sens du dénouement judiciaire de ce dossier qui constituera le plus grand hommage qui puisse être rendu à la mémoire de Norbert ZONGO.

Vive la liberté de presse !

Vive la justice !

Vive la cohésion et la paix sociale au Burkina Faso !

 

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’Ordre National

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