UGEB et ANEB section Ouahigouya: déclaration commune sur le « massacre » de Yirgou

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Ceci est la déclaration de l’Union Générale des Etudiants Burkinabè (UGEB) et de l’Association Nationale des Etudiants Burkinabè (ANEB), section Section Ouahigouya, ce mercredi 9 janvier 2019, sur le « massacre » à Yirgou, . Justice doit être rendue, selon l’UGEB et ANEB de Ouahigouya.

Mesdames et messieurs de la presse ;

Je voudrais au nom du Comité Exécutif et au nom de l’ensemble des militantes et militants vous souhaiter la bienvenue à la présente conférence de presse sur la situation qui  prévaut au sein de l’Université de Ouahigouya.

Mais avant tout propos, permettez-moi de vous présenter mes vœux de santé, de persévérance, de réussite pour l’année 2019.

Mesdames et messieurs de la presse ;

Le Burkina Faso est sujet depuis un certain temps à des attaques terroristes. Cette insécurité devient de plus en plus inquiétante de par ses nombres de victimes, la menace d’un conflit communautaire, mais surtout par l’incapacité congénitale du régime MPP et alliés à assurer la sécurité des populations. En témoigne les récents massacres à Yirgou dans le Centre Nord que nous condamnons avec fermeté et profitons de l’occasion adresser nos condoléances aux familles éplorées et souhaiter prompt rétablissement aux blessés. A la mémoire des victimes de Yirgou et de toutes les autres victimes du terrorisme, nous demandons d’observer une minute de silence.

Outre l’aspect sécuritaire, tous les autres segments de la société dont l’école connaissent des crises.

L’Université de Ouahigouya créée depuis 2010 sous forme de centre universitaire compte à ce jour quatre (04) écoles avec plus de 800 étudiants. Ce centre, vieux de 09 ans, n’a cependant acquis son autonomie qu’en 2017. Malgré tout, son fonctionnement dépasse à peine celui d’un centre universitaire. En effet, l’université vit d’énormes difficultés dont l’absence de locaux qui lui sont propres. Cette situation obligeait les étudiants à squatter les locaux du Lycée Professionnel Régional Naaba Kango et des écoles publiques et privées de formation des enseignants du primaire pour prendre des cours. Ce sacrifice bien que pénible fut accepté par les étudiants.

L’ANEB, fidèle à sa mission de défense des intérêts matériels et moraux des étudiants,  a toujours attiré l’attention des responsables de l’université pour la reprise du chantier qui n’avait pas vu la pose de la deuxième pierre. Elle a aussi contribué, à travers la Coalition Contre la Vie Chère (CCVC) à l’interpellation du Gouverneur de la Région du Nord pour une construction diligente du site.

Dès lors, les audiences et les rencontres se sont multipliées avec la DR du CROUO et les administrations qui se sont succédées dans l’optique de discuter des conditions d’un éventuel déménagement, une fois les travaux achevés. A tour de rôle, les autorités promettaient de réunir un minimum de conditions au moment opportun telles que les bus, la voirie reliant le site à la ville de Ouahigouya, le Restaurant Universitaire, l’eau et l’électricité.

Mesdames et messieurs de la presse;

Qu’en est-il de la situation actuelle du nouveau site de l’Université ?

L’Université de Ouahigouya sise à Somiaga à plus de 12 km sur la RN2  compte à ce jour un bâtiment pédagogique R+2, un complexe RU de 600 places disponible mais non fonctionnel du fait de contentieux financier entre l’entrepreneur et le gouvernement. Quant au bloc administratif, la maison des hôtes, les toilettes externes, les parkings sont à l’état de chantier. La cité universitaire, les cars de transport, eux, ne sont qu’à l’étape de projet. De plus, le site reste isolé,  sans clôture, sans infirmerie pour les urgences sanitaires, ni aménagement interne de voiries reliant les différents édifices entre eux, mais aussi entre l’université et la ville de Ouahigouya, obligeant les étudiants à emprunter au quotidien la même RN2 que les compagnies de transport avec tous les risques que cela comporte.

Mesdames et messieurs de la presse ;

C’est dans ces conditions, que les promotions de première année toute filière confondue ont été programmées à compter de ce lundi 07 janvier 2018 sur le nouveau site sans une note officielle préalable à cet effet, ni rencontre avec l’ensemble des étudiants.  Pour en comprendre davantage, nous sommes allés à l’information auprès du DR du CROUO et de la présidence de l’université sur les raisons pouvant justifier ce déménagement brusque et inapproprié à notre sens.

A l’issue de ces audiences, les responsables respectivement le DR et le Vice-président,  tous reconnurent la justesse des préoccupations posées mais en disent être obligés. Malgré le début effectif des cours, la restauration et les toilettes externes demeurent toujours à l’état de promesse. Quant à l’infirmerie pour les urgences sanitaires, les cars de transport pour diminuer le grand risque d’accident routier,  l’aménagement interne  du site, la cité universitaire, ils restent sans solution à ce jour.

L’ANEB/ Ouahigouya dénonce :

  • l’insouciance des autorités universitaires, régionales et gouvernementales quant aux conditions de vie et d’étude des étudiants;
  • le non-respect des engagements pris par ces mêmes autorités pour assurer un déménagement en toute quiétude.

Elle appelle l’ensemble des étudiantes et étudiants à rester mobiliser en son sein pour répondre à tout mot d’ordre que commanderait la situation afin d’exiger de meilleures conditions de vie et d’études.

Nous restons ouverts au dialogue avec toute autorité pour trouver des solutions à cette situation. Mais d’ores et déjà, l’ANEB/Ouahigouya tient l’opinion publique à témoin, et l’administration responsable de tout ce qui pourrait découler de ces conditions d’études exécrables et inacceptables.

En avant pour la défense ferme de nos intérêts matériels et moraux !

En avant pour l’amélioration de nos conditions de vie et d’études !

Vive l’ANEB/OHG !

Vive l’UGEB !

Pain et liberté pour le peuple !!!

Je vous remercie !

Le Comité Exécutif

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