Droit d’auteur : les praticiens de la gestion collective à l’école de la propriété intellectuelle

0
70

Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), en collaboration avec le Bureau Burkinabè des Droits d’Auteurs (BBDA), tient une formation soutenue des administrateurs de la gestion collective des droits d’auteurs et ceux voisins à Ouagadougou. Il s’agit de renforcer les capacités de ces derniers pour une meilleure prise en charge des acteurs de la propriété intellectuelle.

L’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), veut renforcer les connaissances des administrateurs de la gestion collective des droits d’auteurs et ceux voisins en propriété littéraire et artistique au profit des créateurs et des auxiliaires de la création. C’est tout le sens de cette formation soutenue, qui se tient du lundi 4 au 8 février 2019 à Ouagadougou.

Pour Wahabou Bara, Directeur général du Bureau Burkinabè des Droits d’Auteurs (BBDA), cette première tenue de l’académie de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), sur le sol africain est une fierté. « C’est donc un label pour le ministère de la culture et du BBDA qui montre que nous sommes sur la bonne voie », a-t-il souligné et de terminer : « Cadre d’excellence de renforcement des capacités des acteurs de la gestion collective des droits d’auteurs, le BBDA en harmonie avec l’OMPI a concocté un programme qui alliera étude et tourisme ». Simon Ouédraogo, représentant du Directeur général de l’OMPI, a indiqué que cette formation se tient pour la première fois en Afrique notamment au Burkina Faso, pour deux raisons : d’un point de vue stratégique afin de lier la propriété intellectuelle au besoin de développement des pays. Ensuite, il fallait chercher un cadre idéal et l’expérience de BBDA pourrait donc servir pour l’ensemble des pays invités. A l’en croire, c’est donc l’occasion, pour la dizaine de pays invités, (le Burundi, le Madagascar, la RDC, le Gabon, le Tchad, la Guinée Bisseau, la Guinée Equatorial, le Togo, le Sénégal ; le Mali, le Niger et le Burkina Faso), de partager les expériences mais surtout les meilleurs pratiques. « Nous avons foi que le Bureau Burkinabè des Droits d’Auteurs va offrir ce cadre idéal pour des cours qui se tenaient ailleurs qu’en Afrique », a-t-il terminé.

Abass Bangoura, Directeur général du Bureau Guinéen des Droits d’Auteurs (BGDA), participant à la formation soutenue, affirme que cette initiative vient à point nommée. « L’opportunité de ce genre rencontre, est une aubaine pour se mettre à niveau au grand bonheur des créateurs », a-t-il mentionné. Il rassure qu’à l’issu de cette formation, il ferait de son mieux, pour procéder à une restitution fidèle de ce qu’il aurait appris, à ces compatriotes qui n’ont pas pu prendre part à cette formation.

Le ministre de la Culture et du Tourisme, Abdoul Karim Sango, a pour sa part, témoigné sa gratitude à l’OMPI pour le choix du Burkina. « Je vous exhorte donc, à être attentifs et participatifs à tous les cours qui seront dispensés afin de tirer le maximum de profit pour un développement véritable des droits de la propriété littéraire et artistique en Afrique », a lancé le ministre à l’endroit des impétrants. Avant de déclarer ouvert le cours de formation technique avancée en droit d’auteur et voisin au profit des administrateurs des offices et sociétés de droit d’auteur, M. Sango a souhaité que cette initiative se pérennise.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.