Culture du coton:  Un atelier national pour sauver le coton au Burkina Faso

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Comment sauver le secteur du coton au Burkina Faso ? La question réuni plusieurs acteurs du domaine depuis ce lundi matin à Ouagadougou à la faveur d’un atelier de relance de la production du coton. Les acteurs venus des quatre coins du Burkina se donnent trois jours pour diagnostiquer les obstacles et formuler des propositions pour une relance durable de la production cotonnière du Burkina.

L’arrivée du ministre Harouna Kaboré

Première culture de rente au Burkina Faso, le coton contribue à plus de 4% au produit intérieur brut national et à plus de 28% au PIB agricole du pays. Mais depuis un temps, la filière traverse une mauvaise période matérialisée par des baisses de productions, des baisses, qui selon le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat Harouna Kaboré sont liées à la mauvaise pluviométrie, l’infestation parasitaire sévère et la mauvaise qualité des intrants. Ainsi, cela a pour effet le surendettement des producteurs, le découragement.

Résultat, certain abandonne la culture du coton. Autre conséquence, la perte de leadership du pays au niveau des pays producteurs de coton en Afrique et aussi une baisse de recette d’exportation. Une situation qui affecte fortement le moral des producteurs.

Plus de cinq cent personnes prennent part a cet atelier

C’est donc pour faire le diagnostic de la filière coton et trouver des réponses adéquates et des stratégies pertinentes et pérennes que les acteurs du secteur ont jugé bon de se retrouver à travers ce présent atelier. Durant trois jours, ces acteurs venus des 45 provinces du Burkina, vont apporter leur touche afin de redynamiser le secteur du coton. « considérer aujourd’hui comme l’or blanc du Burkina, le secteur du coton revêt une importance économique et sociale majeure », a indiqué le ministre Kaboré.

De ce fait, le coton, est devenu une culture de rente et occupe environ 4 millions de personnes. Et au ministre Harouna Kaboré d’affirmer que ces personnes tirent les revenus des activités cotonnières et plusieurs autres secteurs économiques situés en amont et en aval en dépendent également.

Les conclusions qui sortiront de ce conclave de 72 heures trouveront une suite favorable, a rassuré le ministre en charge du commerce. Toujours dans le sens de dynamiser le secteur du coton, le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré a fait savoir que le Président du Faso a donné des instructions pour la mise en place d’un comité de haut niveau, qui réunira les représentants de l’administration publique des sociétés cotonnières, des producteurs et des chercheurs. La clôture des travaux de cet atelier est prévue pour ce mercredi 13 mars.

Anaëlle K.

www.fasoamazone.net 

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