48 heures pour valoriser des produits des entreprises féminines

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Le ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, Laurence Ilboudo/Marshal a présidé ce jeudi 20 juin 2019 à Ouagadougou, les 48 heures les 48 heures d’opportunités d’affaires et de financement des femmes entrepreneurs. Ces journées qui s’inscrivent dans le cadre de la valorisation des produits des entreprises féminines, visent à mettre à la disposition des femmes des offres de services adaptées en termes de financement de leurs affaires ou à les accompagner pour l’écoulement de leurs productions.

L’entrepreneuriat féminin constitue un levier important pour l’autonomisation économique des femmes et est un facteur de création de richesses au Burkina. C’est conscient de cet apport, que le ministère en charge de la femme  a déployé des efforts remarquables en 2018 qui ont permis entre autres d’octroyer des intrants agricoles à 500 femmes, d’appuyer près de 3500 femmes avec du matériels divers suivant leurs secteurs d’activités, de subventionner les frais de formalisation de plus de 825 entreprises de femmes, de subventionner la formation professionnel professionnelle de 60 jeunes filles dans des métiers innovants, d’accompagner une trentaine de femmes pour l’écoulement de leurs produits au niveau national et international, d’assurer la formation en entrepreneuriat de plus de 1200 femmes, de favoriser l’insertion socio-professionnelle de 126 femmes retirées de la rue. Cependant, malgré ces multiples efforts en vue de favoriser l’émergence économique des femmes, forces et de reconnaitre que celles-ci sont toujours confrontées à divers obstacles. A titre illustratif, selon la maison de l’entreprise, la proportion de créatrices d’entreprises formelles représentait respectivement 20% en 2015, 18% en 2017 et 19%¨en 2018. En outre, l’étude sur le financement de l’entrepreneuriat féminin réalisée en 2015 démontre que la valeur de crédits octroyés par les services financiers décentralisés est de 3,5% plus importante pour les hommes que pour les femmes. Dans le domaine de la commercialisation, la méconnaissance des circuits commerciaux et la non maîtrise des stratégies de marketing commercial constituent aussi des barrières à l’écoulement des produits des femmes. A cela s’ajoute la non maîtrise des normes qualité en matière de labellisation des produits qui sont des conditions essentielles à la conquête du marché international. C’est au vue de tous ces constats que se justifie l’importance de la tenue de ces journées. « Les 48 heures constituent un tremplin en ce sens qu’elle nous permettra de mettre en relation directe des acteurs intervenants dans la chaîne de création et de développement des entreprises », a signifié Laurence Ilboudo/Marshal. Ces présentes journées  s’inscrivent dans le cadre de la valorisation des produits des entreprises féminines. Elles visent par ailleurs à mettre à la disposition des femmes des offres de services adaptées en termes de financement de leurs affaires ou à les accompagner pour l’écoulement de leurs productions. De façon spécifique, il s’agira au cours des deux jours de travaux, d’informer les participantes sur les mécanismes d’accès aux financements et des garanties bancaires, de permettre aux participantes de renforcer des liens commerciaux avec des promoteurs et de tisser des partenariats mutuellement bénéfiques entre elles, de partager leurs expériences en matières d’entrepreneuriat et de modèles d’affaires.

Laurence Ilboudo/Marshal, Ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire

Pour madame le ministre, cette rencontre se veut être une plateforme d’échanges, de Co-création pour l’innovation et la culture entrepreneuriale. « Le département en charge de la femme est engagé dans un processus de réformes en matière d’autonomisation économique des femmes, ce qui renforcera les acquis déjà engrangés, précise-t-elle ». A ce titre, le ministère envisage pour l’année 2019 le renforcement de l’accès des femmes au financement à travers l’opérationnalisation du fonds d’amitié et de coopération ivoiro-burkinabè pour la promotion de la femme, la restructuration du fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes à travers l’intégration du mobile bank et de l’augmentation du montant du prêt, l’installation d’unités de production viables dans les 13 régions du Burkina, le placement de 300 adolescents dont certaines sont issues des sites d’orpaillage dans des centres de formation professionnelle.

C’est par une visite de stand que la ministre de la femme a invité les femmes qui ont des produits innovants et compétitifs à se faire connaitre auprès de son département afin que le ministère puisse finaliser le recueil dont le draft sera présenté aux femmes au cours des travaux.

 

Anaëlle K./www.fasoamazone.net

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