L’observatoire Burkinanabè des médias OBM a organisé ce vendredi 29 août 2025, à Ouagadougou un atelier de restitution de son rapport 2024 au profit d’une soixantaine de journalistes.

Les participants à cet atelier étaient principalement les rédacteurs en chef, les chefs d’éditions et quelques jeunes journalistes reporters.
Dans son allocution, le président de l’observatoire Burkinanabè des médias OBM, Hamado Ouangrawa à saluer le professionnalisme des journalistes Burkinanabè .
Et la résilience de la profession dans un contexte national difficile.
Cependant l’arbre ne doit pas cacher la forêt.
Malgré les efforts consentis dans les médias les insuffisances persistent.
Aux nombres de ces insuffisances on note des incohérences dans certains contenus médiatiques( fautes grammaticales, phrases insensées), l’absence d’une autorégulation dans les rédactions, un traitement superficiel et lapidaire de l’information.
Une méconnaissance criarde de la charte nationale de journalisme Burkinabè dans les rédactions.
Et sur ce dernier point le rapporteur du rapport, Dr André Marie Pouya estime, qu’il est important que les patrons de presse et des journalistes puissent connaître la charte nationale du journalisme au Burkina Faso.
» Notre repère, sur la déontologie et l’éthique professionnel, au Burkina Faso, reste la charte nationale du journaliste Burkinabè, son respect plus ou moins rigoureux est donc notre critère d’appréciation de notre professionnalisme » martelle docteur André Marie Pouya.
Dans l’optique d’améliorer les productions journalistiques, l’observatoire Burkinanabè des Médias, plaide pour un renforcement de capacités permanent des journalistes, l’autorégulation et une formation spécifique sur la charte nationale du journalisme burkinabè aux journalistes.
Le journaliste doit également avoir le réflexe mesurer sa responsabilité sociale dans le traitement de information, surtout en temps de crise.
Pour une presse nationale performante, l’OBM suggère aux autorités d’alléger les charges fiscales des entreprises de presse, de revoir les modalités de paiement de la TVA, de diligenter l’appurement de la dette intérieure, de revoir les conditions et le montant de la subvention accordée aux médias, de tenir périodiquement les états généraux de la presse burkinabè.
Pascal K.