
Dimanche 23 novembre 2025
À mon arrivée au festival Baba Village, installé au quartier des 1200 Logements, l’ambiance conviviale et décontractée m’a immédiatement enveloppé. En tenue simple, claquettes, pantalon léger et maillot, je me présentais pour acheter mon ticket d’entrée. À ma grande surprise, le comité d’accueil refusait de me laisser payer, insistant avec chaleur. Après quelques échanges amicaux, j’ai finalement réussi à m’acquitter du billet.
Une attention qui, selon eux, était due au fait que je sois Julien Lucrece BAZI, motard très connu au Burkina Faso. Pour ma part, je préfère conserver ma simplicité et entrer comme tout visiteur venu célébrer la culture nationale.
Au contrôle de sécurité, même surprise : avant qu’on ne m’invite à passer, j’ai ouvert spontanément mon sac pour une inspection en toute transparence, dans un esprit de respect et de convivialité.
Une fois à l’intérieur, direction l’espace dédié au Baba Floby, artiste musicien burkinabè de renommée internationale et promoteur du festival. Son engagement constant pour la valorisation et la transmission des cultures traditionnelles burkinabè fait de Baba Village un lieu unique : un espace où se rencontrent tenues traditionnelles, savoir-faire, diversité linguistique et identité culturelle.
La clôture du festival a lieu aujourd’hui, et l’événement mérite d’être vécu par le plus grand nombre. Baba Village est bien plus qu’un simple rendez-vous : c’est un véritable hommage à la richesse culturelle vestimentaire et artistique du Burkina Faso.
Je formule le vœu qu’un jour, ce village prenne forme en grandeur nature, de manière permanente, afin de préserver durablement nos traditions et notre patrimoine culturel.
Quoi qu’il en soit, la présente édition est une belle réussite. Félicitations aux organisateurs et à Floby pour cette œuvre majeure au service du rayonnement culturel burkinabè, a souhaité le motard Julien Lucrece Bazi.
Horossi














