
🇻🇪Entre richesses naturelles, crise multidimensionnelle et traditions sociales fortes, les femmes vénézuéliennes s’imposent comme des piliers essentiels de la société.
Situé au nord de l’Amérique du Sud, le Venezuela s’ouvre sur la mer des Caraïbes et partage ses frontières avec la Colombie, le Brésil et le Guyana. Doté d’une biodiversité exceptionnelle, plages, forêts amazoniennes, montagnes andines, plaines fertiles et chutes d’eau mythiques comme le Salto Ángel, la plus haute du monde, le pays regorge de richesses naturelles, à l’image de ses importantes réserves de pétrole. Pourtant, derrière cette abondance, la population fait face depuis plusieurs années à une crise économique et sociale profonde.
Économie du quotidien : la monnaie et la débrouillardise
La monnaie nationale est le bolívar (VES), fortement fragilisé par l’inflation. Dans la vie quotidienne, beaucoup de familles jonglent entre bolívar, dollar et économie informelle.
Dans ce contexte, les femmes jouent un rôle économique central, devenant souvent les principales gestionnaires des ressources du foyer.
Femmes : cœur battant de la survie et de l’économie sociale
Au Venezuela, les femmes sont omniprésentes dans :
le petit commerce (vente de nourriture, vêtements, produits de base),
les activités informelles,
les cuisines communautaires,
l’agriculture familiale,
les coopératives locales,
l’artisanat et les services.
Mères, cheffes de ménage, travailleuses ou bénévoles, elles développent des stratégies de résilience remarquables pour nourrir, soigner et éduquer leurs enfants.
Dans de nombreux foyers, elles assurent seules la stabilité familiale, notamment lorsque les hommes migrent ou sont touchés par le chômage.
Activités des hommes : entre tradition et fragilisation
Traditionnellement, les hommes sont engagés dans :
le secteur pétrolier,
l’agriculture,
la pêche,
les transports,
la sécurité,
les métiers techniques et manuels.
Cependant, la crise économique a profondément fragilisé l’emploi masculin, entraînant une redéfinition des rôles au sein du couple et de la famille. Cette réalité a renforcé la place des femmes comme actrices économiques et décisionnaires du foyer.
Mariage, famille et nombre d’enfants
Le mariage reste une institution importante, bien que de nombreuses unions soient aujourd’hui libres ou informelles, notamment pour des raisons économiques.
Le nombre moyen d’enfants par couple est d’environ 2 à 3 enfants, avec une tendance à la baisse liée aux difficultés financières et à l’accès limité aux services sociaux.
Les femmes assument majoritairement :
l’éducation des enfants,
la transmission des valeurs,
la cohésion familiale, souvent dans des contextes de monoparentalité.
Religion et spiritualité
La religion occupe une place significative dans la société vénézuélienne.
Majoritairement chrétienne catholique,
avec une forte présence de courants évangéliques, et des croyances populaires mêlant spiritualité, traditions africaines et indigènes.
Les femmes sont au cœur de la vie religieuse et communautaire, jouant un rôle clé dans les églises, les groupes de prière et les actions sociales.
Leadership féminin et engagement citoyen
Face aux épreuves, les femmes vénézuéliennes investissent aussi l’espace public comme :
leaders communautaires,
activistes,
journalistes,
entrepreneures sociales,
défenseures des droits humains.
Souvent invisibilisées, leur leadership de terrain est pourtant fondamental pour maintenir la cohésion sociale et porter l’espoir d’un avenir plus juste.
À l’image de nombreuses sociétés africaines, le Venezuela révèle une vérité universelle : quand les femmes tiennent, la société résiste.
« Reconnaître, soutenir et valoriser le leadership féminin n’est pas seulement une question d’égalité, mais une condition essentielle de reconstruction durable« .
« Les femmes vénézuéliennes ne subissent pas l’histoire : elles la portent, la transforment et la transmettent ».












