
Sénégal — En clôture de son allocution officielle de fin d’année 2025 à la nation, le Chef de l’État Diomaye Bassirou FAYE, a tenu des propos fermes sur la lutte contre les violences basées sur le genre, en particulier celles visant les femmes et les jeunes filles. Avec une détermination affichée, il a rappelé que « aucune violence n’est tolérable dans la République », dénonçant avec vigueur le fléau des agressions, des violences conjugales et du féminicide.
Le Président Bassirou Diomaye Faye, a annoncé que le gouvernement mènera une action sans relâche pour protéger les victimes, poursuivre les auteurs et renforcer l’arsenal juridique. Il a insisté sur la nécessité d’une sanction implacable contre les agresseurs, indiquant que l’impunité ne saurait demeurer une option face à ces crimes.
Au-delà de la dimension institutionnelle, le Chef de l’État a appelé à une prise de conscience collective, soulignant que les violences faites aux femmes ne sont pas seulement un enjeu judiciaire, mais un enjeu de société. « Notre République ne peut se construire sur la peur, sur le silence ou sur la résignation des femmes », a-t-il déclaré, invitant familles, communautés, écoles, leaders religieux et médias à contribuer à la sensibilisation, à l’éducation et à la prévention.
L’allocution présidentielle s’est achevée sur un message d’espérance et de mobilisation nationale. « Vous avez refusé la résignation et choisi l’espérance et l’action pour la transformation de notre Sénégal », a-t-il conclu, saluant l’engagement des acteurs sociaux, des organisations féminines et de la jeunesse.
Appel à la protection et à la sensibilisation
Dans un contexte où les violences physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques restent encore trop fréquentes, cet appel intervient comme un rappel urgent à la responsabilité collective.
Les organisations de défense des droits des femmes encouragent :
Le signalement systématique des violences
Le renforcement de l’écoute et de l’orientation des victimes.
La sensibilisation des jeunes garçons et jeunes filles dès l’école
La formation des forces de sécurité et du personnel médical
La prise en charge juridique, médicale et psychologique des survivantes
Le soutien aux campagnes de prévention et de communication sociale.
La société civile insiste également sur la nécessité d’accompagner davantage les jeunes filles, premières cibles des violences sexuelles, des mariages forcés, du harcèlement et de la cyberviolence, afin de leur garantir un avenir protégé, libre et égalitaire.
La position ferme du Président marque une étape importante dans le combat contre les violences faites aux femmes au Sénégal. Mais pour qu’elle se traduise en changements concrets, l’État, les communautés, les familles et les médias doivent agir ensemble.
Parce que la protection des femmes et des jeunes filles n’est pas seulement une politique publique : c’est un impératif humain, social et républicain.
Source : Dakaractu














