
Au-delà du terrain, la CAN Maroc 2025 a créé un espace de retrouvailles, de solidarité et de fierté pour la diaspora burkinabè, et particulièrement pour les femmes. Arrivées d’Afrique, de Paris, Abidjan, Bruxelles, Casablanca ou Montréal, les supportrices se sont rassemblées autour des couleurs nationales, donnant aux matchs des airs de célébration identitaire.
Au Grand stade de Marrakech, la présence féminine burkinabè était forte, visible, assumée : drapeaux sur les épaules, maquillage aux couleurs du pays, chants et encouragements. Pour beaucoup, ce rendez-vous sportif était aussi l’occasion de célébrer un attachement au Burkina Faso, parfois vécu à distance mais jamais rompu.
La défaite des Étalons face à la Côte d’Ivoire (3-0) n’a pas entamé cette dynamique. Dans les bars de Casablanca, sur les réseaux sociaux, dans les groupes WhatsApp et Telegram, les femmes de la diaspora ont continué d’analyser, de débattre, de soutenir. Certaines ont même organisé des actions solidaires autour du football, mêlant culture, entrepreneuriat et engagement social.
Cette mobilisation révèle une réalité peu documentée : la diaspora féminine burkinabè contribue à la diplomatie sportive, à la médiation culturelle et au rayonnement du pays. Leur passion n’est pas que sportive, elle est politique au sens noble, elle relie, elle rassemble, elle fait exister.
En quittant le Maroc, beaucoup gardent la même phrase aux lèvres : « Ce n’est pas fini, ce n’est que le début ». Les échéances futures seront l’occasion de retrouver cette énergie transnationale unique.
Horossi







