
Le remaniement du 12 janvier 2026 a dévoilé un gouvernement de 22 membres, dont seulement 5 femmes. Une annonce qui laisse un goût d’inachevé pour les organisations féminines et la société civile, qui espéraient une place plus significative des femmes dans les sphères de décision.
OUAGADOUGOU – Le remaniement ministériel annoncé ce lundi 12 janvier 2026 révèle que seulement 5 femmes sur 22 ministres ont été nommées dans le nouveau gouvernement burkinabè. Malgré les attentes de la société civile et des femmes leaders, cette proportion reste faible, soulignant un enjeu majeur pour la promotion du leadership féminin dans le pays.
Parmi les femmes nommées figurent Annick Pigbougoum/Zingué Ouattara, Aminata Zerbo/Sabane, Fatoumata Bako/Traoré, Bebgnasgnan Stella Eldine Kabre/Kaboré, et Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabre/Kaboré. Chacune d’elles occupe un ministère stratégique, de la jeunesse et des sports à la famille et la solidarité, en passant par le budget et les affaires étrangères.
Toutefois, le faible nombre de femmes dans la haute sphère politique interroge sur l’engagement réel en matière de représentativité féminine et d’égalité des chances. Les observateurs et militantes des droits des femmes appellent à un effort plus soutenu dans les prochaines nominations, afin de renforcer la présence et l’influence des femmes dans la gouvernance et la prise de décisions.
FasoAmazone.net rappelle que la participation des femmes au pouvoir n’est pas seulement une question d’équité : elle est également un levier de cohésion sociale, de solidarité et de développement. Les femmes ministres sont ainsi testées sur leur capacité à transformer les institutions et à inspirer la société à travers leurs politiques et actions.
Le défi reste donc lancé au Burkina Faso : la prochaine vague de nominations devra s’ouvrir davantage aux femmes, non seulement pour respecter la parité, mais aussi pour bénéficier de la richesse de leur leadership au service du pays.
Koudolba














