
Ouagadougou, 18 janvier 2026
L’artiste chrétien burkinabè Simon Tarpilga a présenté, ce dimanche, son deuxième album intitulé « Fâagd Tênga », qui signifie « Un pays sauvé » en langue mooré. La cérémonie de dédicace, suivie d’un concert live, s’est tenue dans l’enceinte de la paroisse Saint-Charles Lwanga de Wayalgin, en présence de médias, d’autorités religieuses, d’artistes chrétiens et d’un public attentif.
Un message de foi dans un contexte éprouvé
Cinq ans après son premier opus sorti en 2021, Simon Tarpilga revient avec un projet de huit titres entièrement chantés en mooré, sa langue liturgique de prédilection en tant que membre actif de la chorale mooré de sa paroisse.

Plus qu’une œuvre artistique, « Fâagd Tênga » se veut une proclamation d’espoir, en lien direct avec la situation sécuritaire que traverse le Burkina Faso.
« J’ai baptisé cet album ainsi en lien avec le contexte sécuritaire, pour dire simplement que notre pays sera sauvé et que la paix reviendra », a confié l’artiste lors de la dédicace.
« Je demande aux Burkinabè de rester dans la prière, car Dieu ne dort pas. Il nous voit et Il nous sauvera », a-t-il ajouté, dans un message de foi, de résilience et de cohésion.

Entre spiritualité, unité nationale et solidarité
Les thématiques abordées mêlent spiritualité et questions sociétales :
.la vie chrétienne,
.l’unité nationale,
.la providence divine,
un hommage aux personnes déplacées internes,
.la puissance de la prière.
Un mélange qui inscrit l’album dans la dynamique d’une musique engagée, tournée vers la consolation, la paix et le vivre-ensemble.

Un projet encouragé par le BBDA et le milieu chrétien
La cérémonie était placée sous le parrainage de Mme Chantal Forogo (née Kaboré), Secrétaire générale du BBDA, qui a salué la qualité du travail réalisé.
« Le créateur crée, le producteur produit et les consommateurs consomment. C’est à nous d’acheter les clés USB pour soutenir l’artiste et l’inciter à continuer », a-t-elle lancé, appelant les mélomanes à valoriser la production locale.
M. Augustin Lakouandé, parrain de l’événement, a également encouragé les artistes chrétiens à multiplier les œuvres pour « raviver la foi et faire rayonner la culture burkinabè ».

Un parcours d’artiste marqué par les défis
Comme beaucoup d’artistes indépendants, Simon Tarpilga reconnaît avoir été freiné par l’absence de producteur, retardant la sortie de ce deuxième opus. Malgré ces obstacles, la soirée a montré la force du soutien communautaire :
.présence des autorités religieuses,
.prestations d’artistes chrétiens venus en solidarité,
mobilisation du public et des médias.
Un album disponible et une promotion axée sur la proximité
Pour la suite, l’artiste mise sur :
.l’accompagnement des médias,
.les concerts lors d’événements religieux,
.les cérémonies communautaires.
« Fâagd Tênga » est disponible sur clé USB à 5 000 FCFA, directement auprès de l’artiste.

Un souffle nouveau pour un pays en quête de paix
En portant la langue mooré au cœur de sa musique et en célébrant la foi chrétienne comme moteur d’espérance, Simon Tarpilga propose une œuvre profondément enracinée dans l’identité culturelle burkinabè.
Dans un Burkina Faso en reconstruction sociale et sécuritaire, “Fâagd Tênga” s’impose comme une mélodie d’espérance, reliant foi, culture, résilience et cohésion nationale.
Pascal K.













