
À l’orée de l’année 2026, le Sonkogolog Naaba de Risyam a adressé un message fort au peuple burkinabè, marqué par un appel à la cohésion sociale, à la responsabilité citoyenne et à la valorisation de la jeunesse. Dans un contexte sécuritaire fragile, le chef coutumier souligne que la construction d’un Burkina Faso apaisé passe aussi par l’inclusion de toutes les composantes de la nation, en particulier les femmes et les jeunes, porteurs d’un leadership social et communautaire indispensable.
Un vœu de paix et de résilience pour 2026
Présentant ses vœux de nouvel an, le Sonkogolog Naaba a dit espérer « une année de paix, de réussite et de prospérité pour les filles et fils du Burkina Faso », formulant ainsi un message d’espoir pour un pays paisible.
Dans son discours, l’autorité coutumière a insisté sur la nécessité de consolider le vivre-ensemble, socle indispensable pour résister aux forces de division.
La jeunesse au centre : entre engagement, leadership et responsabilité
Le Sonkogolog Naaba a consacré une partie de son message à la jeunesse burkinabè, considérée comme la force motrice de l’avenir national.
« La jeunesse est le devenir d’une nation », a-t-il rappelé, appelant à créer les conditions pour qu’elle « apporte sa pierre à l’édifice national ».
Un message qui trouve une résonance particulière à l’heure où émergent des figures féminines jeunes, engagées dans la société civile, l’entrepreneuriat, l’éducation, le numérique ou encore la défense des droits humains.
Pour FasoAmazone.net, ce leadership féminin constitue une dynamique stratégique pour le Burkina Faso : les jeunes femmes innovent, entreprennent, influencent et inspirent, malgré les défis sécuritaires et socio-économiques.
Unité nationale et résilience : un impératif face au terrorisme.
Face aux attaques terroristes qui tentent de fragiliser le Burkina Faso depuis des années, le Sonkogolog Naaba s’est montré résolu.
« Nous allons gagner cette guerre contre les ennemis de notre pays », a-t-il affirmé avec conviction.
Pour y parvenir, il prône une union sacrée, articulée autour du soutien aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), mais aussi autour d’un engagement citoyen quotidien.
« Chacun de nous doit poser des actes qui rassemblent les Burkinabè et galvanisent nos vaillants soldats et VDP », a-t-il insisté.
Le rôle des femmes dans la cohésion sociale
Au-delà de l’aspect sécuritaire, le discours du Naaba interpelle sur un fait sociologique essentiel : les femmes sont des actrices majeures de la cohésion sociale, que ce soit dans les familles, les communautés, l’économie ou le dialogue intergénérationnel.
Elles sont souvent en première ligne dans la gestion des crises, l’éducation des enfants et la reconstruction du tissu social après les déplacements internes ou les violences.
Leur engagement silencieux ou visible est un pilier stratégique pour maintenir la résilience communautaire et renforcer le vivre-ensemble.
Dans cette perspective, l’appel à l’unité du Naaba met implicitement en lumière la nécessité de valoriser le leadership féminin, de l’accompagner et de l’intégrer dans les réponses nationales.
Message aux autorités : leadership et clairvoyance pour 2026
Le Sonkogolog Naaba a enfin adressé ses vœux aux autorités burkinabè, invoquant la guidance des ancêtres afin qu’elles fassent preuve de courage et de choix judicieux et de décisions impactantes.
Il souhaite que 2026 soit une année de bonnes orientations politiques, dans l’intérêt exclusif des millions de Burkinabè.
Un message porteur d’espoir, d’inclusion et de leadership
Le discours du Sonkogolog Naaba de Risyam dépasse les vœux protocolaires.
Il rappelle que la victoire du Burkina Faso face aux défis du moment viendra :
de l’unité nationale,
de la contribution de la jeunesse,
et de la valorisation des femmes, dont le leadership demeure un levier essentiel de paix durable.
En ce sens, ses vœux résonnent avec les aspirations d’un pays qui refuse la fatalité, qui croit en ses ressources humaines et qui reconnaît que la paix se construit collectivement avec les femmes, pour les femmes, et par les femmes aussi.
Pascal K.
FasoAmazone.net














