Saaba : Un élève de 4ᵉ décède après une chute de cheval — Une tragédie qui interroge la sécurité des enfants et la vigilance des familles

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Un moment de jeu, puis le drame… La sécurité des enfants près des chevaux ne doit jamais être négligée. Prévenir, c’est protéger. 🐎

Une vive émotion traverse la commune de Saaba, près de Ouagadougou, après la disparition tragique d’un élève en classe de 4ᵉ, survenue à la suite d’une chute de cheval dans l’après-midi du mercredi 7 janvier 2026, selon Kantigui. Le jeune adolescent, projeté par l’animal avant de se retrouver sous un véhicule remorque, a succombé à ses blessures à l’hôpital au petit matin du jeudi, selon des témoins rencontrés sur place.

Du loisir au drame : récit d’une fin de journée tragique
Après les cours, l’élève se rend chez un ami du quartier, comme il en avait l’habitude, pour monter à cheval. Mais ce mercredi, le cheval se montre brusquement nerveux et éjecte le jeune cavalier en herbe. Dans la confusion, celui-ci termine sous un véhicule stationné, occasionnant un traumatisme fatal.

Transporté d’urgence au centre de santé, il ne survivra pas. À Saaba, l’annonce de la nouvelle crée consternation et incompréhension dans le voisinage, mais aussi au sein de la communauté éducative.

Sécurité des enfants : un enjeu familial et sociétal
Au-delà de l’émotion, ce drame met en lumière une question cruciale : la sécurité des enfants et adolescents en dehors du cadre scolaire, particulièrement dans un contexte où ils accèdent à des activités non encadrées, parfois dangereuses.

Si la responsabilité parentale est fortement invoquée dans les réactions recueillies sur place, plusieurs observateurs soulignent également le rôle de la sensibilisation communautaire. Car si les familles veillent au bien-être scolaire des enfants, leur sécurité dans les loisirs reste parfois reléguée au second plan.

Quand les mères tirent la sonnette d’alarme
Dans le quartier, plusieurs femmes interrogées mères, tantes ou éducatrices expriment leur colère et leur inquiétude. Certaines rappellent que les enfants, particulièrement les garçons, sont souvent encouragés à des jeux plus “physiques” et moins surveillés.
« Nous suivons les devoirs, la santé, l’alimentation… mais les activités après l’école, surtout quand ça implique des animaux ou des engins, c’est difficile à contrôler si nous ne sommes pas informées », confie une mère de famille.

Le drame révèle ainsi un enjeu de genre dans le suivi éducatif : dans de nombreuses familles burkinabè, les femmes  mères, grandes sœurs, tantes portent la charge mentale de la protection quotidienne, mais ne disposent pas toujours des moyens, des informations ou du temps pour prévenir les risques.

Renforcer la sensibilisation, protéger les enfants
En réponse à la tragédie, des voix s’élèvent pour :
.Encourager la sensibilisation parentale sur les risques liés aux animaux,
.Promouvoir un encadrement communautaire des loisirs adolescents,
.Favoriser des campagnes d’information dans les établissements scolaires,
Et rappeler que la protection des enfants est une responsabilité partagée.

FasoAmazone.net présente ses sincères condoléances à la famille éprouvée et appelle, à travers cet événement douloureux, à renforcer la culture de la vigilance, particulièrement en cette période où les enfants et jeunes multiplient les activités après les cours.
Parce qu’un enfant perdu, c’est une famille brisée et une société qui s’interroge.

Horossi

FasoAmazone.net 

Source Sidwaya 

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