
Abuja, Nigeria
La scène musicale nigériane est bouleversée par la disparition tragique d’Ifunanya Nwangene, artiste de 26 ans connue sous les noms de scène Nanya_music ou “Soprano Queen”. La chanteuse, en pleine ascension après sa participation remarquée à The Voice Nigeria, est décédée le 31 janvier 2026 des suites d’une morsure de cobra dans sa propre chambre, dans un incident qui alimente émotion, débat et inquiétude collective.

La voix puissante et singulière d’Ifunanya — saluée pour sa fusion de jazz, d’opéra, de classique et de soul, avait séduit le public et désigné l’artiste comme l’une des étoiles émergentes les plus prometteuses de sa génération. Elle préparait notamment son premier concert solo et un nouveau projet musical au moment de sa mort.
Ce qui s’est réellement passé
Selon les témoignages recueillis par les autorités et membres du Amemuso Choir dont elle faisait partie :
Ifunanya se reposait dans sa chambre à Abuja lorsqu’un serpent venimeux, identifié comme cobra, l’a mordue.
Réveillée par la douleur, elle s’est immédiatement rendue dans un centre médical voisin, qui ne disposait pas d’antivenin adapté pour contrer le poison.
Elle a ensuite cherché à rejoindre un hôpital plus équipé, mais son état s’est rapidement détérioré avant qu’un antivenin suffisant puisse être administré.
En fouillant la résidence après le drame, plusieurs serpents ont été trouvés, dont au moins un cobra dans sa chambre, renforçant l’idée d’un accident intérieur rare mais fatal.
Les images circulant sur les réseaux sociaux montrent notamment des professionnels retirant un serpent du domicile, pendant que des voisins réagissent sous le choc.

Réactions, questions et débat
La mort d’Ifunanya dépasse largement le cadre d’un fait divers tragique. Elle a déclenché une vague de réactions en ligne et une vraie interrogation sociétale :
Pourquoi une artiste vivant dans la capitale n’a-t-elle pas eu accès à l’antivenin nécessaire à temps ?
Cette affaire met en lumière des lacunes potentielles dans la disponibilité des soins d’urgence pour les morsures de serpent, même en zone urbaine.
De nombreux internautes partagent vidéos, messages et souvenirs, tandis que d’autres débattent de la présence même d’un serpent dangereux dans une résidence citadine.
Sur les réseaux, certains dénoncent un manque de disponibilité des antivenins, d’autres parlent de fatalité ou de coïncidence tragique, mais tous s’accordent sur une chose : cette disparition aurait pu être évitée. Plusieurs voix appellent à une campagne de sensibilisation sur les risques de morsure de serpent et les bons réflexes à adopter, notamment dans les zones où ces reptiles sont présents.
Un appel à la prévention : « Plus jamais ça »
La communauté artistique, les fans et même des spécialistes de la santé publique insistent désormais sur l’importance de :
Renforcer la sensibilisation autour des reptiles venimeux.
Assurer la disponibilité d’antivenins dans les hôpitaux, même en milieu urbain.
Éduquer sur les premiers gestes de secours après une morsure.
Ce drame, qui touche une jeune femme pleine de vie et de talent, est devenu un signal d’alarme national sur un problème souvent sous-estimé mais aux conséquences dévastatrices.














