
Bobo-Dioulasso, 4 février 2026
Dans un contexte marqué à la fois par des défis sécuritaires persistants et une fragilisation économique du secteur des médias, le gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, a échangé avec les professionnels de l’information et de la communication, le mercredi 4 février 2026 à Bobo-Dioulasso.
Initialement annoncée comme une rencontre de présentation de vœux, la séance s’est transformée en un cadre de dialogue stratégique, abordant non seulement le rôle des médias dans la lutte contre le terrorisme, mais aussi les difficultés structurelles qui menacent la survie économique des entreprises de presse locales.
Sécurité nationale et information responsable : un équilibre à préserver
Les échanges ont mis en évidence la responsabilité majeure des médias dans la préservation de la cohésion sociale, la lutte contre la désinformation et l’accompagnement de l’effort national de sécurisation.

Les professionnels de l’information ont réaffirmé leur engagement à promouvoir une communication responsable, évitant toute amplification des discours de haine ou de la propagande terroriste.
Au nom des patrons de presse de la région, Mountamou Kani a déclaré :
« Soyez assurée, Madame le Gouverneur, de notre entière disponibilité à continuer d’accompagner, par une communication responsable et constructive, toutes les actions visant le progrès du Guiriko et le rayonnement du Burkina Faso. »

La viabilité économique des médias, un enjeu central
Au-delà des questions sécuritaires, les acteurs des médias ont attiré l’attention de l’autorité régionale sur la précarité économique croissante des entreprises de presse, confrontées à la baisse des recettes publicitaires, à la hausse des coûts de production et à l’insuffisance de mécanismes de soutien adaptés au niveau régional.
Ils ont souligné que des médias économiquement fragiles sont plus exposés aux pressions, à l’autocensure et à la désinformation, ce qui affaiblit leur capacité à jouer pleinement leur rôle de service public.
« Rien de durable ne saurait se construire sans des médias professionnels, indépendants et économiquement viables », ont-ils insisté, appelant à une meilleure prise en compte du secteur dans les politiques publiques régionales.

Pour une implication effective des médias locaux
Les professionnels de la presse ont plaidé pour une implication accrue des médias locaux dans les initiatives gouvernementales, notamment à travers
:
l’accès équitable à la communication institutionnelle,
la valorisation des médias de proximité,
des partenariats structurés pour la sensibilisation des populations,
et des dispositifs de soutien à la production de contenus d’intérêt public.
Selon eux, la communication ne doit pas être perçue comme un coût, mais comme un investissement stratégique, surtout dans un contexte de crise.

Vers un partenariat durable et responsable
En ouvrant ce dialogue, le gouverneur Mariama Konaté a posé les bases d’un partenariat renforcé entre l’administration régionale et les médias, intégrant à la fois les impératifs de sécurité, de responsabilité éditoriale et de durabilité économique du secteur de la presse.
Cette rencontre marque ainsi une étape importante vers une gouvernance de l’information plus inclusive, condition essentielle pour renforcer la résilience des populations et consolider la paix au Burkina Faso.
La viabilité économique des médias est indissociable de la sécurité nationale
Des médias solides renforcent la lutte contre la désinformation.
La presse locale est un acteur stratégique du développement régional
La communication institutionnelle doit être continue, équitable et professionnelle
Source : Ouest Info Burkina










