Ouagadougou – Santé publique : ADAPMI, un acteur discret mais essentiel au service des populations

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M. SONGRÉ Pamoussa, président de l’ADAPMI, engagé depuis plus de 20 ans dans la lutte contre les maladies infectieuses et la promotion de la santé publique au Burkina Faso.

Depuis plus de vingt ans, l’Association d’Assistance pour les Maladies Infectieuses (ADAPMI) œuvre dans l’ombre pour améliorer durablement la santé des Burkinabè. Implantée dans l’arrondissement 08 de Ouagadougou, cette organisation communautaire multiplie les actions de prévention, de sensibilisation et de prise en charge, en appui aux politiques publiques de santé.

Dans un contexte sanitaire marqué par de nombreux défis, certaines structures locales jouent un rôle déterminant au plus près des populations. C’est le cas de l’Association d’Assistance pour les Maladies Infectieuses (ADAPMI), fondée le 06 novembre 2003, et engagée bénévolement dans la promotion de la santé publique au Burkina Faso.

Composée de bénévoles issus de divers horizons – agents de santé, médecins, enseignants et acteurs communautaires,   l’ADAPMI accompagne depuis ses débuts les efforts du ministère de la Santé à travers des actions de terrain ciblées et adaptées aux réalités locales.

Des débuts modestes, un engagement constant
Dès 2004, l’association s’est attaquée à la lutte contre les hépatites, une pathologie alors peu connue et faiblement médiatisée.
« À l’époque, les gens nous écoutaient peu », se souvient le président de l’ADAPMI, M. Songré Pamoussa.

M. SONGRÉ Pamoussa, président de l’ADAPM au siège à Ouagadougou, acteur clé de la santé publique et de la lutte contre les maladies infectieuses au Burkina Faso.

Face aux réalités sanitaires du terrain, l’organisation a progressivement fait du VIH/SIDA son principal domaine d’intervention, en menant des activités de sensibilisation, de dépistage et d’actions communautaires. Au fil des années, son champ d’action s’est considérablement élargi.

Un champ d’intervention multisectoriel
Aujourd’hui, l’ADAPMI intervient sur plusieurs fronts prioritaires de la santé publique, notamment :
la prise en charge de patients vulnérables ;
la lutte contre la malnutrition infantile ;
la prévention des grossesses en milieu scolaire ;
l’accompagnement des femmes enceintes ;
la lutte contre le paludisme et la tuberculose, avec l’appui de partenaires techniques.
Autant d’initiatives qui ont permis d’enregistrer des résultats tangibles, en parfaite cohérence avec la mission de l’association : œuvrer pour une population burkinabè en bonne santé, informée et autonome.

2026 : cap sur la nutrition et l’autonomisation des jeunes filles
Pour l’année 2026, le président de l’ADAPMI affiche une ambition claire : consolider les acquis et poursuivre les projets structurants déjà engagés.

Deux activités majeures sont ainsi placées au rang de priorités :
la nutrition, à travers des campagnes de sensibilisation destinées aux femmes enceintes, aux mères et aux hommes, axées sur l’hygiène et l’alimentation équilibrée ;
le renforcement du rôle des jeunes filles comme actrices de santé au sein de leurs familles et communautés.

M. SONGRÉ Pamoussa, président de l’ADAPMI, figure de la santé communautaire à Ouagadougou, œuvrant pour la prévention, la nutrition et l’autonomisation sanitaire des populations.

« Nous avons formé des jeunes filles que nous appelons des aide-familiales, afin qu’elles constituent le premier recours au sein des familles et orientent rapidement vers les centres de santé dès l’apparition des premiers signes de maladie », explique M. Songré Pamoussa.

Une vision optimiste de la politique sanitaire nationale
Interrogé sur la politique sanitaire nationale, le président de l’ADAPMI salue l’engagement et la détermination du gouvernement, qui, malgré le contexte sécuritaire difficile, « ne ménage aucun effort pour éradiquer les grandes maladies ».

Fort des résultats déjà enregistrés et des dispositifs mis en place, il se montre confiant :
« D’ici 2030, certaines maladies seront définitivement éradiquées. Pour les autres, même si elles ne disparaissent pas totalement, leur taux de prévalence baissera drastiquement », espère-t-il.

Il souligne également la réceptivité croissante des populations aux messages de sensibilisation et aux actions de prévention menées par les agents communautaires, un comportement qu’il juge déterminant pour venir rapidement à bout des maladies qui freinent l’épanouissement du peuple burkinabè.

La prévention au cœur du développement
Pour M. SONGRÉ Pamoussa, l’amélioration durable de la santé passe avant tout par un changement de comportement à la base.
« Si chaque famille, chaque membre prend soin de sa santé, il y aura moins de patients dans les centres de santé. La famille sera en bonne santé et pourra se développer », conclut-il.

Une philosophie d’action qui résume l’ADN de l’ADAPMI : prévenir, autonomiser et responsabiliser les communautés, afin de bâtir un avenir plus sain pour tous.
Pour mémoire, l’Association d’Assistance pour les Maladies Infectieuses (ADAPMI) a été créée le 06 novembre 2003.

Pascal K.

FasoAmazone.net

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