Le refus de paternité par le père biologique demeure une réalité sociale douloureuse dansnos contrées, malgré les évolutions juridiques et les appels répétés à la responsabilité parentale. Un phénomène ancien, mais toujours d’actualité, qui continue de briser des vies, fragiliser des familles et compromettre l’avenir de nombreux enfants.
Dans plusieurs cas rapportés au fil des années, des femmes se retrouvent confrontées au déni pur et simple de paternité, après une grossesse pourtant assumée à deux au départ. Une fois l’enfant né, le père biologique se désengage, refusant toute reconnaissance légale, morale ou financière.
Un abandon aux lourdes conséquences
Le refus de reconnaître un enfant n’est pas un simple acte administratif. Il entraîne :
une précarité économique accrue pour la mère ;
une stigmatisation sociale persistante ;
et un déséquilibre affectif pour l’enfant privé de filiation paternelle.
Dans certaines communautés, la mère est injustement tenue pour responsable, tandis que le père biologique échappe à toute pression sociale.
Ce que dit la loi burkinabè
Même si, à l’époque de la rédaction initiale de cet article, les procédures étaient encore longues et complexes, la législation burkinabè reconnaît le droit fondamental de l’enfant à connaître ses parents.
La mère peut saisir la justice pour demander l’établissement de la paternité lorsque le père biologique refuse toute reconnaissance volontaire.
Aujourd’hui encore, ce combat juridique reste éprouvant, notamment pour les femmes aux moyens financiers limités ou vivant en milieu rural.
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Un problème aussi psychologique que social
Au-delà du droit, le refus de paternité pose un problème de responsabilité morale. Les spécialistes de la famille et de l’enfance alertent depuis longtemps sur les impacts psychologiques durables chez les enfants non reconnus : perte d’estime de soi, sentiment d’abandon, troubles identitaires.
Un appel à la conscience collective
Déjà au moment de sa première publication, cet article lançait un appel fort :
Être père ne se limite pas à l’acte biologique, mais implique un engagement durable envers l’enfant et la mère.
Ressortir aujourd’hui ce texte rappelle que, malgré les années, la problématique demeure, et que la lutte pour la protection des droits des femmes et des enfants doit rester parmi une des priorité nationale.













