
Bogandé, 20 février 2026
Le décès tragique d’un élève de 16 ans à Bogandé, à la suite d’une violente bagarre avec un camarade, remet brutalement sur la table la question de la violence en milieu scolaire au Burkina Faso. Ce drame, survenu le 18 février 2026 en dehors de l’enceinte d’un établissement secondaire de la ville, appelle à une prise de conscience collective et à des actions concrètes. Plus jamais ça.
Une altercation qui vire au drame
Selon l’AIB et des sources concordantes, le différend serait né au cours d’une séance de classe, après des propos jugés insultants. Des tensions auraient persisté plusieurs jours avant que la situation ne dégénère en affrontement physique impliquant des armes blanches.
Grièvement blessé, l’élève a d’abord été admis dans un CSPS avant d’être transféré au Centre médical avec antenne chirurgicale de Bogandé. Malgré les soins reçus, il a succombé à ses blessures.
Le présumé auteur, âgé de 15 ans, était dans la même classe que la victime. Les deux adolescents, voisins au secteur 1 de la ville, se connaissaient et fréquentaient le même environnement social.
Les forces de sécurité sont intervenues pour rétablir le calme, tandis qu’une enquête pénale est en cours afin d’établir les responsabilités.
Les autorités administratives, coutumières et religieuses ont présenté leurs condoléances à la famille éplorée et appelé à l’apaisement.
Violence scolaire : un phénomène à prendre à bras-le-corps
Ce drame n’est pas un simple fait divers. Il est le révélateur d’un malaise profond : banalisation des insultes, gestion inappropriée des conflits, accès facile aux armes blanches, déficit de médiation et d’encadrement psychosocial.
Les établissements d’enseignement doivent redevenir des sanctuaires du savoir, du respect et du vivre-ensemble.
Le phénomène doit être pris à bras-le-corps.
Quelles implications possibles ?
1️⃣ Renforcement de l’éducation à la paix
Introduction systématique de modules sur la gestion pacifique des conflits
.Clubs scolaires de médiation et de leadership positif
Promotion des valeurs de respect, de tolérance et d’empathie
2️⃣ Implication accrue des parents
Suivi régulier du comportement des enfants
Dialogue constant famille-école
Sensibilisation aux dangers des armes blanches
3️⃣ Rôle central des encadreurs
Formation des enseignants à la détection précoce des tensions
Mise en place de cellules d’écoute et de médiation scolaire
Sanctions éducatives mais dissuasives
4️⃣ Engagement communautaire et religieux
Campagnes locales de sensibilisation
Messages forts contre la violence juvénile
Promotion d’une culture de paix
5️⃣ Action des autorités publiques
Contrôles renforcés autour des établissements
Programmes nationaux de prévention de la violence scolaire
Partenariat avec les organisations de jeunesse.
Plus jamais ça : chacun est interpellé
La mort d’un élève de 16 ans n’est pas seulement une tragédie familiale. C’est une blessure collective.
École, parents, autorités, leaders communautaires, médias, élèves eux-mêmes : chacun porte une part de responsabilité dans la construction d’un environnement éducatif sûr.
Un travail minutieux doit être mené de part et d’autre pour prévenir l’escalade des conflits et instaurer une véritable culture de la non-violence dans nos établissements.
Former l’esprit sans former le cœur expose la société à de telles dérives.
Pour FasoAmazone.net
Parce que l’éducation est un levier fondamental de transformation sociale, la lutte contre les bagarres et la violence scolaire doit devenir une priorité nationale.
. Sensibiliser.
. Encadrer.
. Dialoguer.
. Prévenir.
Pour que nos écoles restent des espaces d’avenir.
Source: AIB













