
À l’occasion du Ramadan 2026, El Hadj Tanga Sèg Sanbe Naaba Boulga, leader traditionnel et vice-président des tradi-praticiens du Kadiogo, invite les fidèles musulmans à renforcer l’élan de solidarité envers les plus démunis et à intensifier les prières pour un Burkina Faso pacifié.
Les fidèles musulmans du Burkina Faso ont entamé, ce jeudi 19 février 2026, le jeûne du mois béni de Ramadan. Un moment de grande élévation spirituelle marqué par un appel fort à l’unité nationale.

Depuis son cabinet installé à Pissy, dans l’arrondissement n°6 de Ouagadougou, El Hadj Tanga Sèg Sanbe Naaba Boulga, praticien de la médecine traditionnelle et vice-président du réseau des tradi-praticiens de la région du Kadiogo, a lancé un message empreint de sagesse et de responsabilité sociale.
« Le bienfait du jeûne de Ramadan, c’est aussi de penser à ceux qui peinent à manger à leur faim ou qui traversent des difficultés particulières », a-t-il déclaré.

Ramadan : un pilier spirituel et un devoir de compassion
Rappelant que le Ramadan constitue le cinquième pilier de l’islam, le leader traditionnel a insisté sur la dimension spirituelle du jeûne : purification, discipline, recueillement et recherche de la miséricorde divine.
« Toute personne en bonne santé doit s’acquitter de ce devoir religieux afin de récolter les bienfaits d’Allah », a-t-il souligné.

Cependant, il a tenu à préciser que le jeûne n’est pas une obligation pour les personnes souffrant de maladies chroniques ou pour les personnes âgées dont l’état de santé ne permet pas de jeûner dans de bonnes conditions.
Solidarité et paix : un message pour toute la nation
Au-delà de l’aspect religieux, El Hadj Tanga Sèg Sanbe Naaba Boulga a placé son intervention sous le signe de la cohésion sociale. Il a invité la communauté musulmane à faire du mois sacré un temps d’entraide active, notamment en faveur des personnes vulnérables.
Dans un contexte national marqué par de nombreux défis, il a également exhorté les fidèles à multiplier les prières pour le retour définitif de la paix et de la sécurité au Burkina Faso.
Son appel résonne comme un rappel des valeurs fondamentales de l’islam : partage, compassion, unité et engagement collectif.
Un Ramadan 2026 placé sous le signe de l’espérance

En ce début de Ramadan 2026, ce message de solidarité et de paix vient renforcer l’élan communautaire observé à travers le pays. Pour de nombreux croyants, ce mois sacré demeure une opportunité de transformation personnelle et collective.
À travers cet appel, El Hadj Tanga Sèg Sanbe Naaba Boulga invite chaque fidèle à faire du jeûne un acte de foi, mais aussi un engagement concret en faveur des plus fragiles et de la paix nationale.
Pascal K.














