
Ouagadougou, 2 mars 2026 – La célébration de la Journée internationale des droits des femmes au Burkina Faso prend un tournant majeur cette année. Le gouvernement annonce un changement de cap vers des actions concrètes et structurées en faveur de l’autonomisation des femmes, abandonnant le caractère festif traditionnellement associé au 8 mars.
Selon le Lieutenant-Colonel Passowendé Pélagie Kaboré, ministre en charge de la Famille, le mois de mars revêt une symbolique particulière pour les Burkinabè et pour les femmes en particulier.
Dans cette perspective, le gouvernement souhaite que les initiatives du 8 mars ne se limitent plus aux festivités populaires, appelées « Djandjobas », mais s’inscrivent dans un programme structuré de développement et de promotion du leadership féminin.
« Les actions prévues se dérouleront dans les 17 régions du pays, afin de toucher un maximum de femmes et de communautés. Il s’agit de leur offrir des opportunités concrètes pour renforcer leur autonomie économique, sociale et culturelle », a expliqué la ministre.
Elle invite ainsi toutes les populations à s’approprier cette nouvelle vision qu’elle considère comme la véritable voie pour l’épanouissement de la femme burkinabè.
Ce changement marque une rupture avec les anciennes pratiques festives et symbolise l’engagement du gouvernement à transformer le 8 mars en un levier de développement et d’égalité de genre, plutôt qu’en une simple occasion de célébration.
La mise en œuvre de cette stratégie s’annonce ambitieuse et devrait inclure des ateliers de formation, des campagnes de sensibilisation, des appuis financiers et techniques aux femmes entrepreneures, ainsi que des programmes de mentorat et de leadership féminin à l’échelle nationale.
Le Burkina Faso s’inscrit ainsi dans une dynamique internationale de promotion des droits des femmes, alignée sur les Objectifs de Développement Durable, et affirme sa volonté de mettre les femmes au centre de la transformation sociale et économique du pays.
Horossi














