
Ouagadougou
Moins d’une semaine avant le 8 mars, la capitale burkinabè vibre au rythme du pagne uniforme.
À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars, l’effervescence règne au cœur des métiers à tisser de Ouagadougou. Dans l’enceinte de la Maison de la femme (arrondissement 05), les tisseuses et commerçantes enregistrent un engouement inédit autour des pagnes officiels de cette célébration nationale. FasoAmazone.net y a effectué un tour pour s’enquerir de l’évolution.
Madame Yelbi née Yanogo Rihanata, formatrice, vendeuse et tisseuse, témoigne : « Cette année, l’affluence est exceptionnelle. Les clients viennent nombreux et nous sommes fières de voir notre patrimoine culturel mis à l’honneur. »

Depuis plusieurs années, le gouvernement burkinabè a encouragé le port de pagnes traditionnels tels que le Kokodonda et le Faso Danfani, pour promouvoir l’artisanat local et la richesse culturelle du pays. Pour Madame Yanogo, cette politique est une véritable opportunité : sa boutique à la Maison de la femme propose des étals colorés de pagnes tissés, certains arborant le logo officiel du 8 mars.
Mais son rôle ne se limite pas à la vente. Elle dirige également un atelier de formation, où elle initie jeunes filles et femmes aux techniques du tissage, contribuant ainsi à l’autonomisation et à la création d’emplois pour la communauté.

Tarifs et offres pour le 8 mars
Pour répondre à la forte demande, Madame Yanogo propose une gamme de prix adaptée aux particuliers et aux revendeurs :
Pagne Kokodonda :
Détail : 6 000 F CFA avec logo, 5 000 F CFA sans logo
Gros (revendeurs) : 5 000 F CFA avec logo, 4 000 F CFA sans logo
Pagne Faso Danfani :
Détail : 6 000 F CFA
Gros : 11 000 F CFA avec logo, 8 000 F CFA sans logo.

Avec ces offres, les tisseuses espèrent satisfaire le marché avant le grand jour. Madame Yanogo lance un appel aux retardataires : « Venez dès maintenant vous procurer vos pagnes pour célébrer le 8 mars dans les règles de l’art et avec fierté. »
À travers son dynamisme et sa réussite, Dame Yanogo incarne parfaitement la femme burkinabè qui, par son travail et son savoir-faire ancestral, contribue à la fois à l’économie nationale et à la valorisation de la culture locale, en accord avec l’esprit de la Journée internationale des droits des femmes.
Pascal K.













