Côte d’Ivoire : une adolescente de 14 ans brûlée à l’acide par son ex-petit ami à Afféry

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Une adolescente de 14 ans a été aspergée d’acide par son ex-petit ami après avoir décidé de mettre fin à leur relation.

Afféry, Côte d’Ivoire 

Une adolescente de 14 ans a été grièvement brûlée au visage et à la poitrine après avoir été aspergée d’un produit corrosif par son ex-petit ami à Afféry, dans le département d’Akoupé. Un drame qui relance le débat sur les violences faites aux femmes et aux filles.

Un drame d’une extrême violence a choqué l’opinion publique. Une adolescente de 14 ans, prénommée Roxane, a été grièvement brûlée au visage et à la poitrine après avoir été aspergée d’un produit chimique corrosif par son ex-petit ami.

Les faits se sont produits le mercredi 4 mars dans la localité d’Afféry, située dans le département d’Akoupé. Selon des témoignages rapportés sur place, la jeune fille avait décidé de mettre fin à sa relation avec le suspect, un conducteur de moto-taxi, en raison de comportements violents et d’une jalousie excessive.

Refusant la rupture, l’homme aurait prémédité son acte. Il aurait aspergé l’adolescente d’un liquide corrosif avant de prendre la fuite, laissant la victime gravement blessée.

Une adolescente grièvement brûlée
Touchée au visage et au-dessus de la poitrine, Roxane a été transportée en urgence vers un centre de santé où elle reçoit actuellement des soins. Les brûlures causées par l’acide sont particulièrement graves et peuvent entraîner des séquelles physiques et psychologiques durables.

Cette agression suscite une vive indignation au sein de la population locale et sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes dénoncent une nouvelle tragédie liée aux violences faites aux femmes et aux filles.

Une violence basée sur le genre qui inquiète
Les attaques à l’acide figurent parmi les formes les plus cruelles de violence basée sur le genre. Elles visent souvent à défigurer la victime et à marquer durablement sa vie.

Dans plusieurs pays africains, les organisations de défense des droits humains alertent sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention, de protection des victimes et de sanction des auteurs.

Des mesures urgentes pour protéger les femmes et les filles.

Face à ce drame, plusieurs voix appellent à des actions concrètes pour prévenir ce type d’attaques :
.Renforcer les unités spécialisées de police pour la prise en charge des violences faites aux femmes
.Mettre en place des cellules d’écoute et d’accompagnement psychologique pour les victimes,
.Durcir les sanctions pénales contre les auteurs d’attaques à l’acide;
.Sensibiliser les jeunes sur les relations non violentes et le respect du consentement.

Certains acteurs locaux estiment notamment que le commissariat d’Afféry devrait être doté d’une cellule spécialisée dans la lutte contre les violences basées sur le genre, afin d’améliorer la prévention et la prise en charge des victimes.
Un appel à la mobilisation collective

Ce drame rappelle l’urgence d’une mobilisation collective contre les violences faites aux femmes et aux filles. Familles, écoles, autorités et organisations de la société civile ont un rôle essentiel à jouer pour briser le silence et protéger les victimes.

Car derrière les statistiques, il y a des vies brisées et des jeunes filles dont l’avenir peut être bouleversé en quelques secondes.

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