Infrastructures routières au Burkina Faso : lancement officiel des travaux Bobo-Banfora et Banfora-Orodara pour dynamiser l’économie régionale
Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé ce samedi 14 mars 2026 à Bérégadougou, dans la région des Tannouyan, au lancement officiel des travaux de réhabilitation de la route Bobo-Dioulasso–Banfora et de construction et bitumage du tronçon Banfora–Orodara.

Ces chantiers structurants s’inscrivent dans le cadre du Projet de réhabilitation des routes Bobo-frontière de la Côte d’Ivoire et Banfora-Orodara (PRéBBO), un programme majeur destiné à renforcer la mobilité, soutenir l’activité économique et améliorer les échanges commerciaux dans l’ouest du Burkina Faso.

Un investissement majeur pour la mobilité et l’économie
Le premier volet du projet concerne la réhabilitation du tronçon Bobo-Dioulasso – Banfora, long de 84,7 kilomètres, pour un coût estimé à près de 63 milliards de francs CFA hors taxes. Les travaux seront exécutés par l’entreprise SOROUBAT sur une durée de 24 mois.

Ce chantier prévoit notamment :
la réalisation de trois kilomètres en 2×2 voies dans la traversée de Bobo-Dioulasso,
la construction de deux ponts, dont celui de Tarfila, ainsi que des aménagements destinés à améliorer la sécurité et la fluidité du trafic.
La mission de contrôle et de surveillance des travaux est confiée au groupement TECHNI CONSULT / ACIT GEOTECHNIQUE.

Banfora-Orodara : un nouveau corridor routier stratégique
Le second volet porte sur la construction et le bitumage de la route Banfora – Orodara, longue de 42 kilomètres. D’un montant de plus de 18 milliards de francs CFA hors taxes, ces travaux seront réalisés par le groupement d’entreprises JOC-ER / SOTRACOM dans un délai de 18 mois. Le projet inclut également la construction de deux ponts, tandis que la mission de contrôle est assurée par le groupement TED / CIRA.

Un levier pour le développement régional
Lors de la cérémonie, le gouverneur de la région des Tannouyan, Patrice Yéyé, a salué cette initiative gouvernementale, soulignant que les infrastructures routières constituent un véritable moteur de développement. Selon lui, ces routes permettront de faciliter les échanges commerciaux, renforcer les liens entre les communautés et stimuler l’activité économique locale.

Le représentant-pays de la Banque islamique de développement, Salam Kafando, a pour sa part réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner le Burkina Faso dans la réalisation de ses projets de développement économique et social.

Une vision de transformation nationale
Devant les autorités administratives, les chefs coutumiers et les populations mobilisées pour l’occasion, le Premier ministre a rappelé que les infrastructures routières sont au cœur du développement durable. Selon Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, la modernisation des routes permet de :
.désenclaver les territoires,
.faciliter les échanges commerciaux,
.soutenir les producteurs locaux,
.et offrir de nouvelles opportunités à la jeunesse.

Ce projet traduit également la volonté du Président du Faso, Ibrahim Traoré, de conduire une transformation profonde du pays dans le cadre de la refondation nationale. Le Chef du Gouvernement a par ailleurs exhorté les entreprises chargées des travaux à respecter les délais contractuels et les normes de qualité, tout en appelant les populations riveraines à une veille citoyenne pour garantir la réussite des infrastructures.

Une étape vers un Burkina Faso plus résilient
Au-delà de leur dimension économique, ces chantiers routiers symbolisent la volonté des autorités burkinabè de répondre aux besoins concrets des populations et de construire un avenir plus prospère.

Dans le contexte actuel de reconstruction nationale et de reconquête de la souveraineté, chaque infrastructure réalisée représente, selon le Premier ministre, une pierre supplémentaire dans l’édification d’un Burkina Faso plus fort et résolument tourné vers l’avenir.

Source : Primature du Burkina Faso – DCRP
Publication : FasoAmazone.net















