
Cotonou, Bénin – La justice béninoise a rendu un verdict marquant dans une affaire de violences sexuelles impliquant une figure du monde universitaire. Le professeur Marcel Houinato, ancien Directeur adjoint de l’École doctorale des Sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle pour viol sur mineure.
Cette décision judiciaire, envoie un signal fort : aucune position sociale, académique ou institutionnelle ne saurait conférer une quelconque immunité face à la loi. Elle réaffirme également le principe fondamental selon lequel l’autorité ne peut en aucun cas être détournée à des fins d’abus ou d’exploitation, selon l’Institut National de la Femme (INF) du Bénin.
Un verdict qui fait jurisprudence sociale
Au-delà de la condamnation individuelle, ce jugement s’inscrit dans un contexte de lutte accrue contre les violences basées sur le genre (VBG) au Bénin et dans la sous-région. Il rappelle l’urgence de protéger les mineures, souvent exposées à des abus dans des environnements censés être sécurisés, notamment éducatifs.
Briser le silence, protéger les victimes
Dans la foulée de cette affaire, l’Institut National de la Femme (INF) a renouvelé son engagement en faveur des survivantes. L’institution insiste sur un message clé : la honte doit changer de camp.
Les victimes de viol, d’agressions sexuelles ou de harcèlement sont encouragées à dénoncer les faits et à se faire accompagner, dans un cadre sécurisé et confidentiel.
Dispositif d’assistance disponible
L’INF met à disposition un accompagnement global incluant un soutien psychologique, juridique et judiciaire :
Numéro gratuit : 114
WhatsApp : 01 51 07 88 88
Horaires : lundi à vendredi (8h – 12h30 / 14h – 17h30), samedi (9h – 16h).
Une mobilisation nécessaire
Cette affaire relance le débat sur la responsabilité des institutions éducatives, la protection des jeunes filles et la nécessité d’une tolérance zéro face aux violences sexuelles.
Plus que jamais, la mobilisation collective , autorités, société civile, médias et citoyens , reste essentielle pour faire reculer l’impunité et garantir justice aux victimes.
Horossi














