Sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie, les arnaques sentimentales prennent de l’ampleur en Afrique. Derrière de faux profils séduisants, des individus manipulent leurs victimes, souvent des femmes, pour leur soutirer de l’argent. Un phénomène discret mais en pleine expansion.
Avec la montée en puissance du numérique en Afrique, de nouvelles formes d’escroquerie émergent. Parmi elles, les arnaques sentimentales en ligne, encore appelées “love scams”, gagnent du terrain et font de nombreuses victimes.
Un mode opératoire bien rodé
Tout commence par une demande d’amitié sur Facebook, Instagram ou WhatsApp. Le profil semble rassurant : photo attirante, discours respectueux, parfois une identité professionnelle valorisante (militaire, ingénieur, entrepreneur à l’étranger).
Rapidement, une relation virtuelle s’installe. Messages attentionnés, déclarations d’amour, promesses de rencontre… jusqu’au moment où survient une “urgence” : problème de santé, blocage financier, colis à récupérer.
Des pertes financières et émotionnelles lourdes
Les victimes, souvent mises en confiance, envoient de l’argent à plusieurs reprises. Au-delà des pertes financières, c’est un véritable choc émotionnel qui s’installe lorsque la supercherie est découverte.
Les femmes particulièrement ciblées
Dans de nombreux cas, les femmes sont les principales cibles. Solitude, recherche de relation sérieuse ou simple confiance peuvent être exploitées par ces réseaux.
Un phénomène difficile à tracer
Ces arnaques sont souvent transnationales et utilisent des identités fictives, rendant les poursuites complexes. Beaucoup de victimes n’osent pas porter plainte, par honte ou par peur du jugement.
Message de sensibilisation
Ne jamais envoyer d’argent à une personne rencontrée uniquement en ligne
Vérifier les profils (photos, incohérences, refus de visioconférence)
Se méfier des déclarations rapides et des situations urgentes.
À l’ère du numérique, la vigilance est plus que jamais nécessaire. L’amour ne doit jamais devenir un piège. Informer et sensibiliser reste la meilleure arme contre ces nouvelles formes d’escroquerie.
Sources: Observations de terrain, témoignages de victimes, recoupements médiatiques africains et tendances numériques observées.
Horossi















