MGF et mariage d’enfants: « Il est temps que ça cesse », dixit Sika Kaboré

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En marge de la commémoration des festivités du 11 décembre à Tenkodogo, il s’est tenu ce mardi 10 décembre 2019, un panel sur les problématiques des Mutilations Génitales Féminines (MGF),  des mariages d’enfants (ME) et du dividende démographique. Organisé par le Groupe d’Action de Lobbying et de Plaidoyer (GALOP), ce panel vise à informer et sensibiliser les populations sur la pratique du fléau dans notre pays.

Les femmes unies autour du GALOP

La cérémonie d’ouverture du panel a été présidée par Madame Sika Kaboré, Épouse du chef de l’Etat.Au Burkina Faso, les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants constituent un véritable fléau.

Ces pratiques dites traditionnelles affectent dangereusement sur la santé des femmes et des enfants. En dépit des efforts du gouvernement et des Organisations de la société civile, la prévalence de ces pratiques reste toujours élevée.

Et c’est pour contribuer en sa manière dans la lutte contre ces fléaux que le Groupe d’Action de Lobbying et de Plaidoyer (GALOP) organise chaque année à l’occasion du 11 décembre, un panel sur la question.

Cette année, le GALOP veut interpeller les populations de la région du Centre-Est surtout les autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses sur le drame que vivent en silence ces milliers de filles et femmes victimes des pratiques des MGF et des mariages d’enfants.

Et pour la ministre de la santé, le mariage précoce est une des causes des fistules obstétricales. « Toute chose qui l’exclut de la société, parce qu’elles trainent avec elles de mauvaises odeurs. Cela est très important pour nous, que les femmes et les familles soient sensibilisées contre ce fléau », a-t-elle indiqué.

Selon Sika Kaboré, ce panel vise principalement à informer et à sensibiliser les populations de la région du centre-est sur les pratiques des Mutilations Génitales Féminines (MGF), des mariages d’enfants (ME).

Et justement dans cette région, l’ampleur du phénomène est moins progressif surtout chez les enfants de 0 à 15 ans. Toute chose qui montre que du travail est fait. Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt, car beaucoup reste à faire.

Mariam Lamizana

En effet, la tendance voudrait que d’ici à 2025 2030, qu’on soit à zéro tolérance. A en croire Mariam Lamizana, membre du GALOP, des engagements ont été pris par les Etats partis à avoir zéro tolérance de violences sexistes, zéro tolérance MGF et zéro tolérance de mariage d’enfants.

Selon Sika Kaboré, ces engagements ne sauraient être respectés sans l’implication combien important des autorités politiques, coutumières et religieuses. « Il est temps que ces pratiques cessent dans notre pays car ses conséquences ne s’arrêtent pas uniquement aux personnes, ça des répercussions jusque sur le développement de notre pays », a-t-elle ajouté.

En rappel, la région du centre-est occupe la 6ème place en termes de pratiques de MGF et de mariage d’enfants.
Anaëlle K.

Fasoamazone.net 

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