Fronde sociale: Les organisations syndicales disent maintenir le cap jusqu’à l’aboutissement totale de la plateforme revendicative

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La confédération générale du travail du Burkina était face à la presse ce mardi 31 mars 2020 à la bourse du travail, à Ouagadougou. Au menu des échanges, « la répression que subissent actuellement les responsables et militants de la CGT-B ». Bassolma Bazié et ses camarades disent ne pas baisser le flanc et entendent maintenir le cap jusqu’à l’aboutissement totale de la plateforme légitime contenue dans le préavis de grève déposé le 27 février 2020.

Lors de sa précédente sortie médiatique, la CGT-B, la confédération syndicale du travail du Burkina au vue de la situation sanitaire que traverse le pays avait décidé entre autre de la suspension des marches-meetings prévues le 17 mars 2020 sur l’ensemble du territoire national ; de l’instauration d’un service minimum dans les secteurs des hydrocarbures, des transports sous la supervision des syndicats desdits secteurs.

Cependant, les syndicats disent être surpris par la réaction du gouvernement vis-à vis de leurs différentes interpellations.

En effet, du dépôt du préavis de grève jusqu’à son exécution et même jusqu’aujourd’hui, les syndicats estiment que le gouvernement n’a pas jugé utile de mettre en place un cadre de discussion avec notre coalition. Pires, « des membres du gouvernement, des responsables du MPP, ont engagé une campagne à travers laquelle ils profèrent accusations et menaces contre nos syndicats », a indiqué Bassolma Bazié, le SG de la CGT-B.

Et comme si cela ne suffisait, le gouvernement s’est adonné à des pratiques pas honorables telles que des exclusions des travailleurs du ministère de la communication des équipes de reportage et de la flotte du service, des rappels de travailleurs de leurs postes dans des chancelleries pour le niveau central au ministère des affaires étrangères, des coupures sur les salaires de nombreux travailleurs, des sanctions et des tracasseries diverses contre les travailleurs des media publics, entre autres.

Face à ces actes du pouvoir en place, les organisations syndicales interpellent les forces sociales et politiques à se prononcer sur les graves atteintes aux valeurs démocratiques que sont notamment le droit à la sécurité santé, la liberté syndicale, la liberté d’expression et de manifestation, même dans un contexte d’épidémie.

En ce qui concernant la gestion de la pandémie, les mesures prises présentent des insuffisances notoires selon les syndicats, des insuffisances liées essentiellement à l’absence de concertation avec les acteurs et les populations, ainsi que de mesures d’accompagnement en vue d’atténuer une quelconque conséquence desdites mesures.

.Les organisations syndicales exigent donc du gouvernement des mesures d’accompagnement en faveur des populations en détresse ainsi que des mesures de protection des travailleurs du public comme du privé.

Les travailleurs disent être déterminés à contraindre le gouvernement à prendre en compte les préoccupations qui lui sont soumises. Selon eux, les différentes « mesures répressives » engagées par le gouvernement ne vont pas les détourner de leur plate-forme revendicative.

C’est pourquoi ils appellent à tous les travailleurs à la sérénité, à exécuter les consignes et les mots d’ordre, à rester à l’écoute de leurs responsables.
Mami O.

FasoAmazone.net 

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