Fait de société : CÉLIBATAIRE, elle envie sa voisine MARIÉE !.

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13 avril 2020

Belle avec des formes généreuses et en fonction au Trésor public avec une voiture à sa solde, Latifa savait qu’en la voyant, les hommes s’imaginaient tout de suite qu’elle était mariée. Pourtant, que neni. Ils se disaient aussi qu’à défaut d’être une épouse, elle avait au moins un homme dans sa vie. Alors que nada.

La belle femme en était arrivée à haïr sa profession, persuadée que c’était sa trop bonne condition qui maintenait les garçons à distance. Parfois elles voyaient leurs regards chargés d’admiration et de désir pour elle. Mais la peur les retenait. Latifa en rageait.

Sortie depuis des années d’une relation qui n’a pas marché et qui lui a laissé deux enfants dont elle s’occupait seule, Latifa aurait voulu se substituer à son amie Sarah, femme sans-profession, mère de deux enfants qui ne se contentait que de tenir sa maison en faisant la cuisine, le ménage, en s’occupant de ses gosses en attendant que son mari rentre le soir du travail pour lui faire un bon massage.

Latifa enviait son amie qui vivait le bonheur dans les bras de son tendre, beau et gentil époux, tandis qu’elle, pleurait sous le poids de la SOLITUDE.

En cette nuit glaciale où elle était toute pensive, planant en jalousant Sarah qu’elle imaginait heureuse sous les draps de son mari, on sonna tardivement à sa porte. Par le judas, elle aperçut étonnamment son amie, à qui elle ouvrit précipitamment la porte. Celle-ci saignait du nez et avait les yeux tumefiés, à moitié fermés.

– Qui t’a mise dans cet état Sarah ? On t’a agressée ? lui demanda-t-elle en la prenant dans ses bras.

– Non Latif, rien de tout ça, répondit-elle en sanglotant. Pardonne-moi parce que je t’ai toujours caché ma vraie situation au foyer. Mon mariage, un leurre ! Au fond, je n’ai jamais été heureuse. Mon mari n’est pas celui que je t’ai décrit, ni ce que tu crois. C’est un monstre, en réalité. Il n’a fait que me battre depuis plus de huit ans sous les yeux de nos enfants. Plus grave, il amène ses maitresses dans notre lit conjugal et m’impose de dormir au salon pour écouter leurs gémissements. N’en pouvant plus ce soir, j’ai crié mon ras-le-bol et il a failli me tuer. Mon amie, derrière chacun de mes sourires que je te montrais, se cachaient en réalité, des douleurs indescriptibles, des larmes de sang.

Je ne travaille pas. Le fait de dépendre financièrement de ce monstre a été un lourd handicap pour moi… Je trouverai une solution pour mes enfants. Mais s’il te plait, je ne sais pas où aller. Je ne veux plus jamais vivre avec lui, dans cet enfer… Je t’ai toujours enviée, Latif, ta tranquillité, ta profession, ton indépendance financière, ton autonomie, ton doux et grand bonheur dans ta SOLITUDE paisible…

 

Latifa enroula son amie par le tour des épaules, et en la conduisant au salon, elle se mit à verser de chaudes larmes.***

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******** N’ENVIE PERSONNE*********

Une histoire de Louis-César BANCÉ

opera.com2d

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