Santé publique: La misère des patients devant les guichets de paiement

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26 octobre 2020

Les  accompagnants des.  patients des  internés au centre hospitalier universitaire de Bogodogo à Ouagadougou sont de plus en plus mécontents lorsqu’ils se rendent aux caisses dudit établissement pour payer les frais de consultation. Pour preuve, en fin de semaine dernière, une longue file attendait de se voir servir, ticket en main. Cette misère des usagers est due à un nouveau système mis en place intitulé « Convergence » par l’institution, qui au lieu de réduire le temps d’attente en augmente.

« Convergence », c’est le nom du nouveau système mis en place par la direction du Centre hospitalier universitaire (CHU)  Ouagadougou en vue de faciliter les paiements dans les différents guichets. Mais visiblement, cette innovation crée beaucoup plus de problèmes qu’elle n’en résolve. En effet, il s’agit de centraliser tous les patients et leur donner a chacun un identifiant.

Seulement que pour disposer de cet identifiant, il faut poiroter pendant plusieurs heures. Et ce n’est pas encore le bout du tunnel, car une fois l’identifiant en poche, il faut se diriger maintenant vers la caisse afin de pouvoir payer ses frais de consultation.

Les patients en fille indienne au CHU de Bogodogo

Là, vous devez faire face à un longue file d’attente et là encore si vous n’avez rien fait, c’est deux heures d’attente si bien que si vous êtes malades, alignés, vous risquez de succomber à votre mal sur place à tout moment.

Et si vous êtes un accompagnant, vous avez des « chances » de tomber en syncope dans les rangs.
Cet homme accompagnant sa mère de 83 ans souffrante nous relate avoir passé plusieurs heures pour pouvoir payer les frais de consultation.
Le problème est que non seulement les guichets sont en nombre insuffisants, (seulement  un   guichet pour le code,  un pour le paiement),  mais aussi le personnel.

Conséquences : tout le monde en souffre, les employés tout comme les patients.
Et résultats, la colère des patients monte d’un cran chaque fois quand il s’agit d’avoir à faire à la caisse.

Et bonjours les injures, menaces et autres.

Cette scène passée le 12 octobre dernier a vite trouvé une solution. Mais jusqu’à quand ce problème va-t-il perdurer ? S’interrogent les usagers.

L’’innovation en elle n’est pas male selon certains usagers. Cependant, ajoutent-ils, il sied de prendre les mesures qui vont avec. Pourquoi ne pas chercher à renforcer les systèmes des capacités de haut débit, revoir le système informatique, augmenter le nombre de guichets et de personnel. Voici autant de solutions à même de permettre de résorber la souffrance des usagers de santé public. 

Autre service de santé de la tripano, même constat.

Au service dermatologie à la Tripano de Ouagadougou, pour espérer avoir une consultation, il faut se lever à deux heures du matin.

Le médecin octroie 40  tickets aux patients par ordre d’arrivée

Et pour cause, un seul médecin dermatologue est programmé par jour pour la centaine de malades. 

Toute chose qui désole ces derniers qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Il serait alors intéresser de revoir le système de programmation des médecins pour soulager les peines et souffrances des patients.

Les autorités sanitaires sont interpellées

Oumou Touré

Mami O

Faso amazone.net

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