Présidentielle de 2020: Portrait de Yéli Monique KAM l’unique femme candidate

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12 novembre 2020

Yéli Monique KAM, est la seule femme parmi  treize candidats, à prendre part à la course pour la magistrature suprême au Burkina Faso. Elle a fait de la question  l’éducation son cheval de batail. Voici son portrait.

Yéli Monique KAM, épouse Ngankam, est née le 24 août 1973 à Bobo-Dioulasso, selon sa biographie officielle. Sa mère KAM Yéli est femme au foyer et son père KAM Baga dit Sika, est électricien automobile. Elle est l’aînée d’une fratrie de 8 enfants. Yéli Monique KAM est mariée et mère de 5 enfants.

Elle débute son parcours scolaire à l’âge de 6 ans et après le BEPC, elle est orientée dans un lycée technique,  le lycée Charles Lavigerie, où elle obtient un baccalauréat G1 à l’âge de 21 ans en 1994.  Après son DUT (Diplôme universitaire de technologie) en secrétariat passé à l’IUT (Institut universitaire de technologies) de l’université polytechnique de Bobo, elle passe avec succès le test de recrutement de Gras Savoye, une société de courtage d’assurances, en 1996. Elle y effectuera 15 années de service, tout en poursuivant ses études. En effet, pendant qu’elle entre dans le monde professionnel, Yeli Monique KAM continue ses études et retourne à l’IBAM (Institut Burkinabé des arts et métiers).

Elle en ressort en tant que technicienne d’assurance. En 2007 elle obtient une licence professionnelle en marketing, puis fait un Master 1 & 2 en marketing et stratégie à l’Institut Supérieur Privé, Polytechnique de Ouagadougou (ISPP).

Grâce à ses performances professionnelles, en 2007, elle est nommée responsable commerciale de Gras Savoye. En 2012, elle devient Agente Générale d’Assurances de la Compagnie Allianz Assurances.

Yéli Monique KAM, chef d’entreprise
En 2018, elle décide de lancer SAGER, sa propre marque, pour offrir des solutions d’assurances. La grande expertise en assurance de Yéli Monique KAM lui garantit un portefeuille avec SAGER, auprès des acteurs privés, des multinationales, des sociétés minières, PME et PMI.

Durant ce brillant parcours de dirigeante d’entreprise, Yéli Monique KAM aurait créé près de 100 emplois permanents et temporaires et encadré plus de 200 stagiaires. Ce qui lui a valu en 2014 une distinction du Ministère de l’emploi, de la jeunesse et de la formation.

En tant que manager chevronnée, il lui a été décerné le trophée du PSCE, le Programme Spécial de Création d’Emploi d’emplois-jeunes et femmes.

Vie politique
Pour réaliser son rêve, qui est celui de changer le monde, Yéli Monique KAM intègre en 2010 le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), l’ancien parti au pouvoir. Elle y est en tant que militante de base. Ses ambitions étaient d’obtenir une place sur la liste des législatives ou municipales.

Malgré son engagement et son investissement, elle n’a pas été positionnée.

Pendant qu’elle milite, « la Yennenga de l’éducation » crée en 2012 avec un groupe de jeunes, une association dénommée Mouvement Éducatif du Burkina (MEB). L’objectif de ladite association est de promouvoir le développement par l’éducation.
A la création du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) de Roch Marc Christian Kabore l’actuel Président, elle milite également dans le parti, mais, ses vœux d’obtenir un poste électif sont confrontés à une discrimination à la fois ethnique et de genre. Elle a donc compris qu’il n’était pas aisé pour les femmes de frayer un chemin pour le pouvoir. Pour réaliser son rêve d’accéder à la magistrature suprême, elle décide de lancer son parti. En août 2020, le MEB devient le Mouvement pour la renaissance du Burkina (MRB), le parti dont elle est la présidente et porte les couleurs pour la présidentielle du 22 novembre prochain.
Atouts de la Yennenga de l’éducation
Femme battante et audacieuse, Yéli Monique KAM met en avant l’intérêt général. Elle aspire à l’avènement d’une politique de développement qui prend effectivement en compte l’intérêt général et la valorisation des compétences au Burkina.

Dans son programme, elle compte engager des réformes institutionnelles nécessaires, lutter contre la corruption et amorcer la réconciliation nationale. En outre, elle veut créer une Chambre des sages. Cette instance, qui sera composée de 130 membres et de tous les anciens chefs d’Etat, aura de larges prérogatives comme contrôler l’action du gouvernement et du Parlement, désamorcer toutes les tensions de divers ordres et négocier avec les groupes armés.
L.B

Faso amazonre.net

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