Burkina Faso: Les organes consultatifs pour conduire le processus de réconciliation

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Le ministre d’Etat , ministre de la Réconciliation nationale, et de la Cohésion sociale,  monsieur Zéphirin DIABRÉ, était face à  la presse le matin du 1er juin 2021,  d’ où il a expliqué les besoins de réconciliation du Burkina Faso.  Ces besoins se regroupent en 6 catégories.

Les différentes besoins de réconciliation

-La réconciliation socio politique, qui découle des soubresauts politiques

-La réconciliation socio communautaire, qui fait référence aux différents problèmes communautaires que vit le pays
-La réconciliation sécuritaire, née de l’irruption du terrorisme dans notre pays
-La réconciliation économique et financière qui comme son nom l’indique, trouve sa source dans les problèmes de gestion économique et financière que le pays a connus
-La réconciliation administrative, dont le besoin s’est engendré par les décisions à caractère administratifs pris par l’Etat
-Et la Réconciliation civique, qui évoque l’ensemble des reproches que font les citoyens à la gestion du pays.

Selon le ministre d’Etat Zéphirin Diabré,

le  Conseil des ministres a examiné et adopté une feuille de route, qui balise le chemin que nous devons emprunter pour aboutir au Forum national de Réconciliation que le Président du faso a annoncé comme devant se tenir au courant de l’année 2021.

Par la feuille de route, il faut entendre l’ensemble des activités à mener et devant nous conduire au forum de réconciliation.
Ces activités se regroupent autour des éléments ci-après :
-mise en place d’instruments d’orientation et de supervision
– mise en place d’instruments de pilotage
-mise en place d’instruments de gestion de la réconciliation

– mise en place d’instruments de concertation
mise en place d’instruments de plaidoyer sont au nombre de six (06)

-La mise en place des instruments d’orientation, de supervision et de conseil.
-Les instruments d’orientation, de supervision et de conseil prévus dans la feuille de route sont au nombre de trois (03) :
-Le Conseil d’Orientation et de Suivi (COS) ;
Le Comité des Experts ;
-Les Comités de pilotage/comités de rédaction

Le Conseil National d’Orientation et de Suivi (CNOS) .

Le CNOS,  est un organe consultatif qui aura pour mission de superviser la démarche et de lui donner les orientations jugées nécessaires en matière de Réconciliation Nationale et de Cohésion Sociale.

A ce titre, il est chargé de :
Donner son avis sur les différents aspects des politiques menées en matière de Réconciliation Nationale et de Cohésion Sociale ;
Etudier et faire des propositions sur les politiques, stratégies et dossiers relatifs à la Réconciliation Nationale et à la Cohésion Sociale qui lui sont soumis par le Gouvernement,

notamment :

-la Stratégie de la Cohésion Sociale ; la Stratégie Nationale de lutte contre l’extrémisme violent ; la Stratégie de Réconciliation Nationale ; le Pacte de vivre- ensemble ;

-Contribuer à l’organisation du Forum National de Réconciliation.
Il est placé sous la présidence du Premier Ministre et se réunit chaque fois que de besoin sur convocation de son président.

La mise en place du Conseil d’Orientation et de Suivi, a été matérialisée en conseil des ministres en sa séance du lundi 24 mai 2021 par un décret.
Il comprend une centaine de membres dont :
les anciens chefs d’Etat ;
les présidents d’institution ;
les membres du gouvernement ;
les représentants de partis politiques (majorité et opposition) ;
les représentants des autorités coutumières ;
les représentants des autorités religieuses ;
les représentants des forces de défense et de sécurité ;
les représentants des différentes catégories de victimes ;
les représentants des organisations de la société civile, des associations professionnelles, des ONG ; etc…

Le CNOS est la traduction de la volonté du gouvernement de faire en sorte que le processus de réconciliation soit vraiment participatif.

Le Comité des Experts
Le Comité des experts regroupe des personnes ressources choisies en raison de leurs connaissances de la question de Réconciliation Nationale et de la Cohésion Sociale et/ ou de leurs expériences y relatives.
A titre, ils sont chargés de :
Superviser le travail des Comités de Pilotage et Technique de rédactions
Contribuer intellectuellement à la grande qualité des documents qui seront produits par le ministère, notamment la Stratégie Nationale de Réconciliation et du Pacte du vivre-ensemble ;
-Analyser et améliorer les différents documents qui leurs seront soumis par le ministère sur la question de la réconciliation nationale
-Participer à la rédaction des différents documents ;
-Proposer toutes idées ou actions jugées pertinentes pour la réussite de la mission du Ministére et entrant dans le cadre de la Réconciliation Nationale et de la Cohésion Sociale.
Le Comité des experts est présidé par le Ministre en Charge de la Réconciliation. Il compte une trentaine de membres. Il est déjà opérationnel.

Le Comité National  est chargé de

-l’Elaboration de la Stratégie nationale de Réconciliation
-La mise en place de ce comité répond aux prescriptions du guide méthodologique d’élaboration des politiques sectorielles, adopté par le gouvernement.

En d’autres termes, chaque fois qu’on doit rédiger une politique sectorielle, il faut mettre ce comité en place.
Ce comité est composé de représentants de structures de l’Etat, des organisations de la société civile, des structures du secteur privé, et des leaders communautaires.,

Ce comité comprend deux organes : un comité de pilotage et un comité de rédaction.
Les membres desdits comités (pilotage et rédaction) viennent d’être installés ce jour 1er juin 2021 par le ministre d’Etat lui même.  et cette installation marque le démarrage officiel de l’écriture de la Stratégie Nationale de Réconciliation.

Pour le ministre  d’Etat , Ce ne sont pas

des institutions  crées,  mais <<un cadre de travail avec des diverses compétences en vue de faciliter l’élaboration des documents de Stratégie et de Pacte de vivre-ensemble.>>.

Pour les jours à venir avec l’appui du Comité Nationale et du Comité des Experts, le Ministre d’état et son équipe vont rendre compte par étape au CNOS des résultats de leurs réflexions en vue de recevoir les éventuelles orientations.

Les instruments de pilotage
Par instruments de pilotage, il faut entendre l’ensemble des instruments qui seront utilisés pour faire la réconciliation.

Ils sont au nombre de quatre (04) :
-La Stratégie Nationale de Réconciliation ;
-La Stratégie Nationale de Cohésion Sociale ;
-La Stratégie Nationale de Prévention et de -Lutte contre l’Extrémisme Violent ;
Le Pacte du vivre – ensemble.
<<ces stratégies seront soumises au Forum National>> a indiqué le ministre Diabré.

Sur deux  instruments sur les  4 sont terminés ou en voie de l’être : il s’agit de La Stratégie Nationale de Cohésion Sociale et de la Stratégie Nationale de Prévention et de Lutte contre l’extrémisme violent

Les instruments de gestion de la Réconciliation
Selon  M. Diabré,  c’ est une question importante. Elle conecren l’organe qui sera mis en place pour mettre en œuvre les stratégies présentées plus haut, donc, pour faire pratiquement la Réconciliation.
Jusque là, cette mission revenait au HCRUN dont le mandat de 5 ans  débuté en 2016 est arrivé à terme.

Cette question sera tranchée par le Forum, sur la base de propositions qui seront faites aux participants.

Les instances de concertation
Un certain nombre de concertations seront organisés préalablement à la tenue du Forum. Il s’agit :
– Des reconcentres de haut niveau, Présidées par SEM le Président du Faso ;
– Des concertations qui se dérouleront au niveau de chaque Commune, de chaque Région et au niveau National, et qui permettront d’enrichir, les différentes stratégies qui serviront d’outils de pilotage. Ces concertations locales débuteront mi Juin.
5- Les instruments de plaidoyer et de communication
A ce niveau, il a été retenu !
L’organisation de conférences débats, de panels, d’émissions audio-visuelles sur la réconciliation et le vivre ensemble au Burkina Faso.

la constitution des réseaux socio professionnels pour soutenir la Réconciliation nationale
Au niveau des réseaux, les choses se mettent en place : On peut déjà citer :
Le réseau des Parlementaires pour la Réconciliation nationale est déjà constiué au sein de notre parlement. Il compte prés d’une trentaine de membres et est présidé par le Député Sayouba Ouédraogo du Sanmatenga.

Le Réseau des Elus Locaux (Conseillers municipaux, Maires, Conseillers régionaux, Présidents de Conseil Régionaux) dont la mise en place est imminente, sous la houlette du Président de l’Association des Municipalités du Burkina et le Président des Régions du Burkina ;
D’autres réseaux sont envisagé, comme
Le Réseau des Associations féminines ;
Le réseau des leaders communautaires (coutumiers et religieux) ;
La Travail de ces Réseaux sera complété par le travail des Ambassadeurs de la Réconciliation qui seront nommés par le Président du Faso;.

Ces réseaux permettront au Gouvernement, d’établir une collaboration plus aisée avec les différents acteurs, et de faire passer plus facilement ses messages.

Du  Forum National de Réconciliation
Le Forum national sera l’expression solennelle de la Réconciliation portée par le Président du Faso, autour duquel tous les burkinabè se seront rassemblés pour s’accepter, se pardonner et se projeter pour un nouvel avenir avec confiance.

Ce sera en fait le début pratique de la Réconciliation nationale.
C’est le lieu où seront adopté tous les instruments d’orientation qui vont guider la démarche et ou vont se prendre des engagements solennels de réconciliation et d’adhésion au nouveau pacte du vivre-ensemble.

C’est aussi le Forum qui a va décider de la nature de l’organe qui va faire la Réconciliation, c’est-à-dire prendre en charge les différents dossiers.
L’ensemble de ces activités sont programmées de maniéré rigoureuse dans un chronogramme

Faso amazone.net

 

 

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