Hausse des prix des produits de première nécessité au Burkina: les avis sont divergeants

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   Les prix des produits de grande consommation au Burkina Faso augmentent de jour en jour. Le bidon d’huile dinor de 20 litres est passé de 19 000 F CFA à 20 500F CFA et le 5 litres est passé de 4500F CFA à 5750F CFA. Le kilogramme du poisson carpe est désormais vendu à 1600 F CFA. A cela s’ajoute la cherté des fruits et légumes. Une situation que les burkinabè ont du mal à vivre au regard du train de vie limité du grand nombre.  Votre quotidien Faso Amazone.net, s’est intéressé au sujet et a tendu son micro à quelques commerçants de la ville de Ouagadougou le samedi 14 Août 2021 pour mieux comprendre la cause de la hausse des produits.

Dans les alimentations

Au Burkina Faso, la plupart des familles vivent avec des moyens de bord. Cela impacte plusieurs familles lorsque les prix des produits de grande consommation grimpent, les populations n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Ce qui crée des remous au sein des citoyens. Mais à qui incombe la responsabilité si les prix des produits s’augmentent de jour en jour? Est-ce le gouvernement burkinabè? Est-ce les grossistes ou les détaillants?

Ce samedi 14 Aoùt 2021, une équipe de Faso Amazone.net,  a rencontré quelques commerçants pour recueillir leurs avis afin de permettre à l’opinion nationale de se faire une idée sur cette brusque augmentation de certains produits.

Le s légumes ont connu aussi un changement

Dans trois boutiques visitées, les commerçants ont le même langage.  » Nous payons les produits chers et en plus de cela nous payons des impôts, qu’est ce que vous voulez qu’on fasse? », nous questionne le commerçant Mahamoudou Compaoré en nous tendant la facture de ses achats d’huile.

Le litre d’huile Dinor qu’il vendait à 800F CFA est devenu 1100F CFA. Chez le Boutiquier Kouraogo, 5 litres d’huile est passé de 4500F CFA à 5750F CFA.

Quant à Issouf Traoré, boutiquier, il s’en prend à l’actuel gouvernement qui, dit-il ne fait rien pour changer cette situation. Pour lui, ce sont les grossistes qui augmentent les prix des produits comme ils veulent et leur ministre de tutelle ne sanctionne personne. »

Tout est devenu cher, tu viens à la boutique, tu ne peux meme plus payer tout ce dont tu as besoin », déplore Madame Sankara Abibata. Les vendeurs de poisson et de la viande ne diront pas le contraire.

Razack vendeur de poisson

Selon Razack ,  vendeur de poisso, l' »augmentation du prix du kilogramme du poisson s’explique au faite que les frontières soient fermées dû à la pandémie de la maladie à coronavirus ».

Le kilo du poisson coûte à 1600fcfa

Le kilo du poisson carpe est maintenant vendu à 1600F CFA. Chez le boucher Adama ,  le kilo de la viande est à 3500F CFA. Quant aux vendeuses des légumes, elles pointent du doigt la période hivernale qui n’est pas favorable à la production de la tomate par exemple.  » Actuellement nous payons la tomate très chère et il est difficile d’avoir un intérêt », explique Madame Zida Assétou.

De toutes les façons, c’est le consommateur qui endosse les conséquences. Il est donc important que le gouvernement prend des dispositions idoines pour venir à bout de la cherté de la vie.

Le Ministre du commerce Harouna Kaboré( en bleu).

Pour le ministre de l’Industrie du commerce et de l’artisanat Harouna Kaboré qui s’exprimait lors de sa rencontre avec le Chef de file de l’opposition le 13 août dernier, cette situation est d’origine exogène avec une importation de plus de 70% de ces produits de grande consommation. « 

Avec la situation de règlementation au niveau des coûts de fret et de la disponibilité des conteneurs, qui font que nous sommes dans ce choc exogène », a souligné le ministre Harouna Kabore, « c‘est un phénomène dit-il qui impacte négativement le plan national et la sous-région et cela mérite qu’il ait une réponse sous régionale et internationale ».

Pour faire face à cette situation, il faudra que l’Etat burkinabè met des moyens afin de booster les industries nationales,  les unités de production agro alimentaires, les sociétés et entreprises,  pour une grande production locale des produits de première nécessité.

Jeanne Z. LAYA

Fasoamazone.net

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