FESPACO 2021 : le film FREDA marque le début des projections des films au Ciné Burkina

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Le film FREDA de Gessica Généus a été projeté dans la matinée du 17 octobre 2021 au Ciné Burkina. Un film plein d’émotion qui met en exergue la misère sociale, le désespoir et la prise de décision des jeunes sur la nécessité de mettre fin aux régimes dictatoriaux.

Gessica Généus, réalisatrice du film FREDA.

Les cinéphiles sortent émus après avoir observé le film DREDA de Gessica Généus. La misère sociale, la corruption, etc. Ce sont autant de maux que la cinéaste Gessica Généus a mis en évidence pour permettre aux gens de comprendre ce que vive le peuple africain en général et le peuple haïtien en particulier.

On remarque en outre dans ce film, un régime dictatorial qui continue de mettre la population dans la pauvreté. Pour sortir de cette misère, la jeunesse de Haïti mène un combat anti-corruption sans succès. Ils se rendent compte que c’est quasi impossible d’atteindre l’eldorado en Haïti. L’on constate également à quel point les femmes se battent mais qui se rendent compte que le bonheur n’est pas fait pour elles.

Le regard désespéré de la femme africaine à la fin du film montre un combat inachevé, un combat sans limite. Le peuple haïtien n’arrive pas à avoir cette personne digne qui va les libérer de ce poids de souffrance permanent.

Une cinéphile

« Il y a beaucoup d’émotion à la fin de ce film et beaucoup d’histoire interpersonnelle qui sont corrélés, comment les gens vivent la pauvreté, comment la politique interfère dans la vie des gens », s’est émue une cinéphile.

Selon l’auteur de FREDA, le film a été réalisé en 2018 au moment où il y a eu beaucoup de manifestation anti-corruption. « Il y avait une forge image de la jeunesse qui demandait des comptes sur 4 milliards de dollars qui ont disparu. On est très pauvre, et perdre 4 milliards de dollars et ne pas savoir où les trouvés ? Donc il y avait comme une frénésie des jeunes qu’il ne faudrait pas oublier », a dit Gessica Généus.

Avec une population de 12 millions d’habitants, la majorité des haïtiens se battent tous les jours pour survivre. « C’était nécessaire de documenter ce combat de la femme africaine et le combat anti-corruption que ce soit au niveau la famille et plus largement au niveau du pays, que ce combat reste dans les mémoires », a indiqué la réalisatrice.

Jeanne Z. LAYA/www.fasoamazone.net

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