Burkina/Transition : de l’impatience de la constitution d’un gouvernement

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Le Chef de l’Etat Paul Henri Sandaogo Damiba a prêté serment le 16 février 2022,  pour prendre en main la destinée du Burkina Faso. Lors de cette prestation de serment, M. Damiba avait dit qu’il formera le gouvernement dans quelques jours.

Une semaine après son serment, de nombreux citoyens burkinabè sont sur leur soif de découvrir les membres du prochain gouvernement qui participeront au processus de restauration tant attendue.

Si bon nombre considèrent que les idées du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) rentrent en droite ligne de leur aspiration, d’autres par contre les interpellent à la vigilance quant au choix des personnes qui feront partie de la nouvelle équipe.

Des organisations de la société civile, des politologues, des experts en sécurité sont tour à tour montés au créneau à travers des analyses. La majorité d’entre eux critique la junte au pouvoir de se focaliser sur la légitimité de leur pourvoir.

En réalité, certains burkinabè pensent que la priorité des priorités est la question de résolution du terrorisme qui sévit au pays des hommes intègres depuis 2016. Cette prise de position est due en grande partie à la recrudescence récente des attaques terroristes. Les supputations font un rappel au nouvel homme fort à respecter les raisons qui ont prévalu sa prise de pouvoir par les armes.

D’un autre côté, des associations après leur déclaration d’amour et de soutien au MPSR, relativisent sur ce point de vue. Pour elles, il est important de donner le temps au MPSR de pouvoir juguler la crise sécuritaire. Dès lors, elles ont rappelé au Lieutenant-colonel Damiba, au nom du fondement de leur coup de force contre le régime Kaboré, que le MPSR n’a pas droit à l’échec. S’il veut mieux poursuivre cette politique de restauration et de sauvegarde annoncée avec trompette, il devait composer sur l’intégrité de certains burkinabè intègres et crédibles. Sur ce même coup, certains s’offusquent sur la lenteur dans la mise en place de la nouvelle équipe chargée à restaurer le pays.

En réalité, le nœud de cette offuscation s’inscrit dans la reprise des activités commerciales qui semblent être paralysée par le fonctionnement minimum des services étatiques. Et cela, lorsqu’on sait que l’économie du pays est fonction des marchés publics octroyés aux entreprises du secteur privé.

En attendant que les lignes bougent pour le bonheur et le rêve d’un Burkina meilleur, l’impatience des burkinabè se fait de plus en plus loquace.

Zonouhan

Fasoamzone.net

 

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