Burkina/Crise dans les États Néo-coloniaux de l’Afrique de l’Ouest : quelles alternatives pour l’émancipation des peuples

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Le comité de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) a organisé le samedi 19 mars 2022 à Ouagadougou, un panel sur le thème : << Crise des États néocoloniaux d’Afrique de l’Ouest: causes, manifestations, conséquences et alternatives pour les peuples >>. L’objectif de cette rencontre d’échange vise à réfléchir sur les voies et moyens pour une sortie de ce joug colonial.

Les participants(es)

La problématique de la crise multidimenstionnelle qui secoue les États Néo-coloniaux de l’Afrique de l’Ouest se pose avec acuité. Conscient de cette situation, le comité de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) entend se pencher sur la question à travers l’organisation d’un panel le samedi 19 mars 2022 à Ouagadougou.

A l’entame de ses propos, le président de la CDAIP Élie Tarpaga a planté le décor de ce panel tout en situant le contexte. Pour lui, le système capitaliste et impérialiste traversent une crise profonde dans la sous région Ouest africaine.

Cela, formule-il, se caractérise par un affaiblissement de l’impérialisme français dans son précarré, la multiplication des coups d’État qui est indicateur d’une instabilité politique dans les pays comme le Mali, la Guinée et le Burkina Faso.

Élie Tarpaga cite le développement du terrorisme dans la bande sahélo-sahélienne, l’exacerbation des contradictions entre puissances étrangères ( France, Russie, USA, Chine) ainsi que la montée de l’islam politique.

Au Burkina Faso, souligne M. Tarpaga, la crise se manifeste par la guerre civile réactionnaire depuis 2015. De plus, il a fait savoir que la faillite des pouvoirs qui se sont succédés au pays des hommes intègres a engendré de nombreux maux à savoir la corruption, le chômage, la famine, les crises du système éducatif, la santé et d’insécurité.

D’où l’intérêt, selon le président du CDAIP, de ce présent panel qui vise à aider à la compréhension de ces différentes crises en vue de trouver des solutions pour les peuples.

Le militant du mouvement burkinabè des droits de l’homme et du peuple (MBDHP), André Tioro fait une analyse des concepts de << colonial >> et de << néocolonial >>, d'<< Afrique >>. Sur la question, il déclare : << Notre état lamentable est dû au simple fait que nous nous complaisons dans ce néocolonialisme >>. Une chose, avance-t-il, qui amène à suggérer que la plupart des africains ne sont pas des citoyens.

Tout en expliquant que le terme << citoyen >> comme étant une personne qui s’intéresse à tout ce qui se passe autour d’elle et non seulement dans sa concession, André Tioro estime que les peuples africains sont les complices de ce néocolonialisme. << Quand nous allons dans un centre de santé publique ou une école et que nous voyons ce qu’il ne va pas et que nous n’en parlons pas, nous sommes complices >>, martèle-t-il.
Zonouhan LAYA

Fasoamazone.net

 

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